DEFORMAT

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Tag - photosynthèse

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi 14 janvier 2008

The Solar Film

A propos du film de Saul and Elaine Bass (1980), The Solar Film, présenté par DAS FilmFest.
[via Ecolect]

Le soleil nous a donné un monde
Il peut nous donner un futur

Tout le monde est d’accord. L’énergie solaire est bonne.
Mais c’est la dernière à recevoir l’argent de la recherche et développement.

Vous pouvez changer cela.
L’énergie solaire pourrait contribuer massivement à nos besoins énergétiques d’ici 1985.

Qu’attendons-nous.

Ces quelques lignes écrites à la fin des années 70 concluent les 9 minutes 30 de The  Solar Film de Saul and Elaine Bass, produit par Robert Redford, il y a bientôt 30 ans.

A voir après la courte introduction de Eames Demetrios qui diffuse une bonne sélection de films court via son site DASFilmFest.com (DAS pour Design, Architecture, and Sustainability.)

A voir aussi la visite de la maison Dymaxion de Buckminster Fuller.

vendredi 14 décembre 2007

Pourquoi prendre le risque d'une déstabilisation climatique ?

Extrait traduit du script original de la vidéo de Greg Craven (12 octobre 2007), How It All Ends: Scare Tactics.

Dans son introduction de With Speed and Violence, l’auteur Fred Pearce cite un climatologue qui lui a dit tranquillement : « Si nous avons raison, des périodes vraiment sinistres nous attendent. » Si vous vous rappelez, mon objectif avec ce projet vidéo n’est pas de vous convaincre de croire à de telles prédictions, mais simplement de poser la question : pourquoi prendre le risque ? Quel intérêt y a-t-il à ignorer de tels avertissements de la part de tant de gens intelligents, expérimentés et crédibles dans le domaine ?

Il y a dix ans, avant que j’étudie les détails du changement  climatique global, je le considérais comme les autres causes environnementales. Mais après avoir étudié les mécaniques spécifiques, les signes, et l’ampleur du sujet, les choses changèrent. De façon spectaculaire. Je me souviens distinctement de cet après-midi, et de la terrible et grandissante sensation de « Oh, mon Dieu,» lorsque l’envergure et la portée mêmes de la menace se révélèrent et prirent sens. A cette époque j’avais déjà pas mal étudié la physique et la chimie, et cet après-midi là, à la conférence de chimie de ce professeur, les pièces du puzzle s’assemblèrent dans un sentiment fracassant de respect et de crainte. Ca m’a transformé.

Comme je l’ai dit précédemment, je vis dans le Pacific Northwest, et j’aime randonner dans les forêts anciennes. Je suis littéralement amoureux des arbres. Je trippe en touchant ces énormes choses vivantes et en imaginant qu’elles étaient là, exactement au même endroit, déjà vieilles, quand a été signée la Déclaration d’Indépendance, ou quand les pèlerins débarquèrent, ou même avant que les chevaux n’arrivent sur le continent. C’est simplement foutrement incroyable!

Mais aujourd’hui, quand je vois des coupes claires, je pense « Parfait ! Séquestration de carbone ! Plantons d’autres arbres, pour qu’on puisse les abattre eux aussi ! » Quand une organisation caritative demande de l’argent, je demande « Qu’est-ce que ça fera pour réduire les émissions de carbone ? » Je suis même un partisan de l’énergie nucléaire maintenant –le gaspillage le plus imprudent, irresponsable et inconséquent de tous les temps –mais c’est sans carbone. Je sais, on croirait entendre un fanatique, mais c’est un truc complètement pragmatique pour moi.

Il y a 47 vidéos au bout de cet article. Plongez.

Lire la suite...

dimanche 19 août 2007

Sainte photosynthèse

La photosynthèse oxygénique est un phénomène massif à l'échelle planétaire. Elle est à l'origine de pratiquement toute la formation de la biomasse, ce qui représente le stockage annuel d'environ 2 x 1011 tonnes de carbone. En termes énergétiques elle correspond à la conversion d'énergie lumineuse en énergie chimique. La Terre reçoit chaque année environ 5,4 x 1024 joules (J) d'énergie solaire lumineuse, dont 1,5 x 1024 J de rayonnement actif sur le plan photosynthétique atteint la surface terrestre, ce qui donne lieu à la formation d'environ 4 x 1021 J d'énergie chimique sous forme de biomasse. Il est intéressant de comparer la consommation annuelle d'énergie, par l'ensemble des êtres humains habitant la planète, qui est de 4,3 x 1020 J.

Lire la suite...

vendredi 27 juillet 2007

Cultiver le design

Le sol est une matière vivante, plus complexe encore que l’eau ou l’atmosphère, milieux relativement simples. Le sol ne représente pas un volume important sur notre planète, mais il est extraordinaire. Il ne mesure que 30 centimètres d’épaisseur en moyenne, mais il héberge 80 % de la biomasse vivante du globe. Il pèse 50 000 fois plus lourd que tout ce qui vit à la surface de la terre. C’est le seul milieu qui provienne de la fusion du monde minéral des roches-mères et du monde organique issu de la vie à la surface de la terre. Il n’y a que la planète Terre qui possède ce milieu, qui abrite plus d’êtres vivants que sur tout le reste de sa surface ! Cela ne se voit pas. À l’échelle planétaire, il existe 2 500 espèces de vers de terre et ils pèsent aussi lourd que tous les autres animaux du monde. Les Anciens ont eu raison d’appeler notre planète « Terre ». Il n’y a qu’une seule planète ayant un sol, c’est la nôtre. C’est un milieu tout à fait exceptionnel, le plus riche de notre planète.[1]

Et alors ?
Pour concevoir des objets qui puissent être biodégradés, compostés pour tout ou partie en fin de vie, il faut connaitre les mécanismes qui rendent ce retour à l’écosystème possible. Il faut prendre conscience du rôle de la faune du sol et comprendre la différentes étapes du processus de décomposition. Claude Bourguignon dit que les agriculteurs doivent "décompacter leur cerveau", les designers doivent déformater le leur.

Claude Bourguignon est microbiologiste des sols. Il a donné une conférence[2] intitulée "Vers de nouvelles techniques d’assolement, et de semis direct." Le titre peut laisser penser que son propos ne s'adresse qu'aux agriculteurs, mais la richesse de sa présentation l'élargit à biens d'autres sujets et sa qualité la rend accessible à tous.

En passant vous comprendrez pourquoi les tomates n'ont plus de goût, pourquoi les céréales du petit déjeuner viennent de l'autre bout du monde, pourquoi l'ADN les hommes est deux fois plus court celui des plantes, comment les agriculteurs peuvent participer à la réduction des émission de CO2, d'où vient le pétrole et comment semer des patates sans se fatiguer.

Installez-vous confortablement, ça dure deux heures.

Notes

[1] extrait de Lydia et Claude Bourguignon (14 décembre 2002), La terre est la seule planète qui…, Newsletter ABCD Presse.
[2] le 17 mars 2007, au 2ème Cycle de Conférences André Dupuy, à l'occasion du Comice Agricole de Fleurs.

samedi 21 juillet 2007

Chimie verte : changer une industrie

Traduction de l'article de Jeremy Faludi (12 avril 2007), Green Chemistry: Changing An Industry, worldchanging.com.

Vous ne pouvez pas faire de design vert sans matériaux verts, et les innovations en terme de matériaux ont tendance à venir des chimistes. Les chimistes produisent ausi beaucoup de produits à part entière : peintures, adhésifs, produits nettoyants, des industries complètes. Alors que font les chimistes pour sauver le monde?

Il y a actuellement un chimiste vert célèbre dans le monde : Michael Braungart (fondateur d'EPEA, co-fondateur de McDonough Braungart Design Chemistry et co-auteur de Cradle to Cradle). Le monde en a besoin d'une centaine de plus.

Lire la suite...