
Vu cette semaine dans le métro parisien: l'appel à éteindre la lumière, bien visible sur
son paneau d'affichage lumineux.
Cohérence, quand tu nous tiens...
Allez, moi aussi j'éteins.
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samedi 28 mars 2009
Par David L'Hôte le samedi 28 mars 2009, 21:00

Vu cette semaine dans le métro parisien: l'appel à éteindre la lumière, bien visible sur
son paneau d'affichage lumineux.
Cohérence, quand tu nous tiens...
Allez, moi aussi j'éteins.
vendredi 31 octobre 2008
Par David L'Hôte le vendredi 31 octobre 2008, 11:34
mardi 5 février 2008
Par David L'Hôte le mardi 5 février 2008, 16:04
A propos de l'ouvrage de Jared Diamond, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Gallimard, Paris, 2006. (lien amazon)
Biogéographe renommé, professeur de sciences de l’environnement à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), Jared Diamond est un scientifique et un militant écologiste de premier plan, membre de la direction du World Wild Fund (WWF). Dans Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survieJ'ai posé en ouverture qu'entre le monde d'hier et celui d'aujourd'hui, il existe de grandes différences : la population est plus importante et la technologie plus destructrice aujourd'hui, et l'interconnexion actuelle fait peser le risque d'effondrement global plutôt que local. Faut-il y voir des raisons d'être pessimistes ? Si les habitants de l'île de Pacques ne purent résoudre leur problèmes locaux dans le passé, comment le monde contemporain pourrait-il espérer résoudre ses problèmes globaux ?
Pourtant un optimisme prudent est de mise. Si nous n'accomplissons pas un effort déterminé pour résoudre nos problèmes et si nous n'y réussissons pas, dans quelques décennies, le monde dans son ensemble verra au mieux son niveau de vie décliner. C'est pourquoi j'ai décidé à ce stade de ma vie, à convaincre mes contemporains que nos problèmes doivent être pris au sérieux. J'entrevois cependant des raisons d'espérer.
vendredi 14 décembre 2007
Par David L'Hôte le vendredi 14 décembre 2007, 20:55
Il y a 47 vidéos au bout de cet article. Plongez.Dans son introduction de With Speed and Violence, l’auteur Fred Pearce cite un climatologue qui lui a dit tranquillement : « Si nous avons raison, des périodes vraiment sinistres nous attendent. » Si vous vous rappelez, mon objectif avec ce projet vidéo n’est pas de vous convaincre de croire à de telles prédictions, mais simplement de poser la question : pourquoi prendre le risque ? Quel intérêt y a-t-il à ignorer de tels avertissements de la part de tant de gens intelligents, expérimentés et crédibles dans le domaine ?
Il y a dix ans, avant que j’étudie les détails du changement climatique global, je le considérais comme les autres causes environnementales. Mais après avoir étudié les mécaniques spécifiques, les signes, et l’ampleur du sujet, les choses changèrent. De façon spectaculaire. Je me souviens distinctement de cet après-midi, et de la terrible et grandissante sensation de « Oh, mon Dieu,» lorsque l’envergure et la portée mêmes de la menace se révélèrent et prirent sens. A cette époque j’avais déjà pas mal étudié la physique et la chimie, et cet après-midi là, à la conférence de chimie de ce professeur, les pièces du puzzle s’assemblèrent dans un sentiment fracassant de respect et de crainte. Ca m’a transformé.
Comme je l’ai dit précédemment, je vis dans le Pacific Northwest, et j’aime randonner dans les forêts anciennes. Je suis littéralement amoureux des arbres. Je trippe en touchant ces énormes choses vivantes et en imaginant qu’elles étaient là, exactement au même endroit, déjà vieilles, quand a été signée la Déclaration d’Indépendance, ou quand les pèlerins débarquèrent, ou même avant que les chevaux n’arrivent sur le continent. C’est simplement foutrement incroyable!
Mais aujourd’hui, quand je vois des coupes claires, je pense « Parfait ! Séquestration de carbone ! Plantons d’autres arbres, pour qu’on puisse les abattre eux aussi ! » Quand une organisation caritative demande de l’argent, je demande « Qu’est-ce que ça fera pour réduire les émissions de carbone ? » Je suis même un partisan de l’énergie nucléaire maintenant –le gaspillage le plus imprudent, irresponsable et inconséquent de tous les temps –mais c’est sans carbone. Je sais, on croirait entendre un fanatique, mais c’est un truc complètement pragmatique pour moi.
lundi 17 septembre 2007
Par David L'Hôte le lundi 17 septembre 2007, 10:28

L'Amérique n'est pas seulement un pays d'industrie et de commerce, c'est aussi un pays de consommation et de déchets, produisant entre 12 et 14 millions de tonnes de déchets chaque années. La majorité de nos déchets est constituée de matière organique composée de résidus de nourriture, de feuillages municipaux, de matériaux de jardins, de résidus agricoles et des excréments des humains et des animaux d'élevage, qui devraient tous être rendu à la terre dont ils sont issus. Ces matières organiques ont beaucoup de valeur d'un point de vue agricole, chose bien connue parmi les jardiniers et les agriculteurs biologiques.
vendredi 27 juillet 2007
Par David L'Hôte le vendredi 27 juillet 2007, 11:38
Le sol est une matière vivante, plus complexe encore que l’eau ou l’atmosphère, milieux relativement simples. Le sol ne représente pas un volume important sur notre planète, mais il est extraordinaire. Il ne mesure que 30 centimètres d’épaisseur en moyenne, mais il héberge 80 % de la biomasse vivante du globe. Il pèse 50 000 fois plus lourd que tout ce qui vit à la surface de la terre. C’est le seul milieu qui provienne de la fusion du monde minéral des roches-mères et du monde organique issu de la vie à la surface de la terre. Il n’y a que la planète Terre qui possède ce milieu, qui abrite plus d’êtres vivants que sur tout le reste de sa surface ! Cela ne se voit pas. À l’échelle planétaire, il existe 2 500 espèces de vers de terre et ils pèsent aussi lourd que tous les autres animaux du monde. Les Anciens ont eu raison d’appeler notre planète « Terre ». Il n’y a qu’une seule planète ayant un sol, c’est la nôtre. C’est un milieu tout à fait exceptionnel, le plus riche de notre planète.[1]
Et alors ?
Pour concevoir des objets qui puissent être biodégradés, compostés pour tout ou
partie en fin de vie, il faut connaitre les mécanismes qui rendent ce retour à
l’écosystème possible. Il faut prendre conscience du rôle de la faune du sol et
comprendre la différentes étapes du processus de décomposition. Claude
Bourguignon dit que les agriculteurs doivent "décompacter leur cerveau", les
designers doivent déformater le leur.
Claude Bourguignon est microbiologiste des sols. Il a donné une conférence[2] intitulée "Vers de nouvelles techniques d’assolement, et de semis direct." Le titre peut laisser penser que son propos ne s'adresse qu'aux agriculteurs, mais la richesse de sa présentation l'élargit à biens d'autres sujets et sa qualité la rend accessible à tous.
En passant vous comprendrez pourquoi les tomates n'ont plus de goût, pourquoi les céréales du petit déjeuner viennent de l'autre bout du monde, pourquoi l'ADN les hommes est deux fois plus court celui des plantes, comment les agriculteurs peuvent participer à la réduction des émission de CO2, d'où vient le pétrole et comment semer des patates sans se fatiguer.
Installez-vous confortablement, ça dure deux heures.
[1] extrait de Lydia et Claude
Bourguignon (14 décembre 2002), La terre est la
seule planète qui…, Newsletter ABCD Presse.
[2] le 17 mars 2007, au 2ème Cycle
de Conférences André Dupuy, à l'occasion du Comice Agricole de
Fleurs.