Il y a 47 vidéos au bout de cet article. Plongez.Dans son introduction de With Speed and Violence, l’auteur Fred Pearce cite un climatologue qui lui a dit tranquillement : « Si nous avons raison, des périodes vraiment sinistres nous attendent. » Si vous vous rappelez, mon objectif avec ce projet vidéo n’est pas de vous convaincre de croire à de telles prédictions, mais simplement de poser la question : pourquoi prendre le risque ? Quel intérêt y a-t-il à ignorer de tels avertissements de la part de tant de gens intelligents, expérimentés et crédibles dans le domaine ?
Il y a dix ans, avant que j’étudie les détails du changement climatique global, je le considérais comme les autres causes environnementales. Mais après avoir étudié les mécaniques spécifiques, les signes, et l’ampleur du sujet, les choses changèrent. De façon spectaculaire. Je me souviens distinctement de cet après-midi, et de la terrible et grandissante sensation de « Oh, mon Dieu,» lorsque l’envergure et la portée mêmes de la menace se révélèrent et prirent sens. A cette époque j’avais déjà pas mal étudié la physique et la chimie, et cet après-midi là, à la conférence de chimie de ce professeur, les pièces du puzzle s’assemblèrent dans un sentiment fracassant de respect et de crainte. Ca m’a transformé.
Comme je l’ai dit précédemment, je vis dans le Pacific Northwest, et j’aime randonner dans les forêts anciennes. Je suis littéralement amoureux des arbres. Je trippe en touchant ces énormes choses vivantes et en imaginant qu’elles étaient là, exactement au même endroit, déjà vieilles, quand a été signée la Déclaration d’Indépendance, ou quand les pèlerins débarquèrent, ou même avant que les chevaux n’arrivent sur le continent. C’est simplement foutrement incroyable!
Mais aujourd’hui, quand je vois des coupes claires, je pense « Parfait ! Séquestration de carbone ! Plantons d’autres arbres, pour qu’on puisse les abattre eux aussi ! » Quand une organisation caritative demande de l’argent, je demande « Qu’est-ce que ça fera pour réduire les émissions de carbone ? » Je suis même un partisan de l’énergie nucléaire maintenant –le gaspillage le plus imprudent, irresponsable et inconséquent de tous les temps –mais c’est sans carbone. Je sais, on croirait entendre un fanatique, mais c’est un truc complètement pragmatique pour moi.
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vendredi 14 décembre 2007
Pourquoi prendre le risque d'une déstabilisation climatique ?
Par David L'Hôte le vendredi 14 décembre 2007, 20:55
lundi 15 octobre 2007
La chasse au talent : les cursus design forment une nouvelle génération de managers créatifs
Par David L'Hôte le lundi 15 octobre 2007, 17:23
Extrait traduit de l’article d’Elizabeth Woyke et de Maha Atal (4 octobre 2007), The Talent Hunt : Design programs are shaping a new generation of creative managers, businessweek.com.
Le « développement durable » est sur les lèvres de pratiquement tous les cadres dirigeants alors qu’ils tentent d’atteindre la neutralité carbone de la production et de la distribution de leurs produits et services. Cela signifie repenser les matériaux, la fabrication, la distribution, et leur consommation énergétique.
C’est vrai, il semble qu’il y ait beaucoup de « greenwashing », des entreprises qui achètent des crédits d’émissions de carbone discutables pour établir des références qui leur permettent de se proclamer vertes, alors qu’elles font voyager leurs dirigeants en jets privés pour se rendre à des conférences et qu’elles payent les gens pour qu’ils n’abattent pas les arbres.
Pourtant les entreprises ressentent une véritable pression de Wall Street pour qu’elles réduisent leur impact environnemental, des consommateurs européens qui réclament des produits qui respectent la planète et des jeunes recrues qui prennent les problèmes environnementaux au sérieux. De plus en plus, les PDG eux-mêmes voient le développement durable trouver sa place dans les stratégies d’expansion de marché et de croissance. Alors ils se précipitent à la recherche de designers, de managers et de stratèges qui s’y connaissent en éco-conception de produits et en mise en place de méthodes.
vendredi 14 septembre 2007
Enseigner une vision d’ensemble plus large
Par David L'Hôte le vendredi 14 septembre 2007, 00:51
Traduction de l'article de Peter Hall (18 avril 2007), Teaching the Bigger
Picture, publié par metropolismag.com.
[via Doors of
Perception]
Les écoles de design doivent réorienter leurs priorités, de la forme des objets vers la compréhension des systèmes qui les produisent.
Fin 2005 j’ai donné une petite conférence à l’Art Center College of Design sur la cartographie heuristique en tant que moyen de réunir les disciplines du design - une toute petite conférence. C’était un moment passionnant à l’école : Bruce Sterling venait juste de terminer son année en tant que Visionnaire en Résidence et de publier son livre majeur Shaping Things, posant les défis du design pour une société viable à l’âge de l’information. Mais ma présentation était prévue le jour où les entreprises sponsors venaient voir ce que les étudiants avaient fait de tout cet argent de l’industrie, et les étudiants accrochaient des rendus et astiquaient des maquettes de manière frénétique pour les visiteurs. J’ai donc fait ma présentation à une foule de 5 personnes, dont l’une d’entre-elles a consciencieusement baillé du début à la fin.

