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mardi 6 janvier 2009

Mise au point design : Conception de produits pour usage durable

Traduction de l’article d'Adele Peters (19 décembre 2008), Design Roundup: Designing Products for Sustainable Use, worldchanging.com, avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Quand quelqu'un mentionne « le design de produit durable », ce qui vient en premier à l'esprit sont les produits qui sont fabriqués avec des matières renouvelables, ou des matériaux qui peuvent être utilisés dans une boucle technique fermée. De toutes les étapes du cycle de vie d'un produit - l'extraction de ressources, la fabrication, la distribution, l'utilisation et la mise au rebut - le commencement et la fin du processus reçoivent souvent une attention disproportionnée de la part des designers. Prenez, par exemple, la pléthore d'objets en bambou disponibles dans la plupart des boutiques vertes. Des matières conventionnelles ont été remplacées par de meilleures alternatives, mais la manière dont les consommateurs utilisent ces produits reste en grande partie inchangée.

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mercredi 28 mai 2008

Stratégies viables

Extrait traduit de DesignTalks Whitepaper 02: Design and sustainability, design-talks.com.
[via neomansland]


Analyser chaque élément du cycle de vie du produit de cette manière peut donner l’impression que le design actuel n’est qu’une petite partie du panorama vert. Mais comme 80 pour cent de tous les impacts environnementaux liés aux produits sont déterminés par le design produit [source : Agence Fédérale Allemande de l’Environnement], il est en fait vital de bien s’y prendre.

Pour des organisations telles que le CfsD[1], cela signifie d’améliorer la base même de l’enseignement du design, à la fois parmi les étudiants et parmi ceux qui travaillent déjà dans l’industrie, et il y a une nette frustration parmi les leaders de la viabilité parce que plus pourrait être fait. « Il est capital que les designers soient amenés à appliquer le mode de pensée viable, et aujourd’hui cette mise en pratique est inégale au cours du cursus global de design, »  dit Charter. « Au Royaume Unis, les organisations liées au design doivent prendre une position engagée et stratégique sur la viabilité.»

Beatrice Otto, du World Business Council for Sustainable Development, pense qu’il devrait y avoir une compréhension plus claire de la viabilité en termes d’économie et de responsabilité sociale, tout comme en termes de performance environnementale, et que les designers doivent être avertis de jongler précautionneusement avec ces trois aspects ( souvent appelés le triple résultat, ou gens, planète, profit), afin de créer des produits véritablement viables.

Le triple résultat encourage une approche plus holistique du processus design et de ses conséquences, prenant en compte le produits dans un contexte plus large que simplement s’ils remplissent une fonction et s’ils sont beaux. « Le design viable, c’est avant tout designer des problèmes en dehors du système, plutôt que de les résoudre après qu’ils aient été créés », dit Otto. « Faire cela implique de penser le contexte –social, environnemental et économique- du produit, et de prendre en considération le contexte global dans lequel vous opérez. »*

Notes

[1] The Centre for Sustainable Design
* Beatrice Otto, The Essentials of sustainability and sustainable design

lundi 19 mai 2008

Vous voulez sauver le monde ? Il vous suffit de demander.

Traduction de l’article de Carl Alviani (12 mai 2008), Want to Save the World? Just Ask., coroflot.com, avec l’aimable autorisation de l’auteur.

Une agréable surprise attendait dans ma boite mail la semaine dernière.

En correspondant avec un fabricant, avec lequel je travaillais en freelance sur un projet à long terme, la question du transport du produit est apparue; comme cela avait été déjà deux fois le cas précédemment, il m’était demandé de calculer les dimensions des caisses de transport pour différents éléments d’une grande sculpture difficile à manipuler, j’ai répondu sous la forme d’une liste de chiffres, bien rembourrées (comme cela m’avait été demandé) pour être certain que les composants fragiles soient entourés par assez de matériaux d’emballage. Cependant, à la différence des fois précédentes, le fabricant répondit avec une demande simple :

« Comment pourrions-nous « verdir » cette stratégie de mise en caisse ? »

Bien sûr, j’étais ravi et répondais que c’était chose facile. De nombreuses suggestions sur la manière de faire exactement cela m’étaient venues à l’esprit pendant les mois que j’avais passés sur le projet, certaine plus faisables que les autres, donc tout ce qu’il me restait à faire était de choisir la plus plausible et de l’exposer au fabricant et au client. Un truc assez simple, qui impliquait de fabriquer les caisses en série, dont quelques petites supplémentaires en premier, afin que ceux qui effectuent la mise en caisse puissent dévier de la liste de mise en caisse si ils sentaient qu’ils pouvaient s’en sortir avec une de taille plus petite. Les économies de matériaux d’emballage, consécutives à cette suggestion et à d’autres qui  résultèrent de discussions avec le fabricant, dépassent les 30%.

La solution est en cours de mise œuvre, et ça marchera,  et ça n’est pas compliqué, ce qui m’amène à cette question : Pourquoi ne l’ai-je pas suggérée en premier ?

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vendredi 14 décembre 2007

Pourquoi prendre le risque d'une déstabilisation climatique ?

Extrait traduit du script original de la vidéo de Greg Craven (12 octobre 2007), How It All Ends: Scare Tactics.

Dans son introduction de With Speed and Violence, l’auteur Fred Pearce cite un climatologue qui lui a dit tranquillement : « Si nous avons raison, des périodes vraiment sinistres nous attendent. » Si vous vous rappelez, mon objectif avec ce projet vidéo n’est pas de vous convaincre de croire à de telles prédictions, mais simplement de poser la question : pourquoi prendre le risque ? Quel intérêt y a-t-il à ignorer de tels avertissements de la part de tant de gens intelligents, expérimentés et crédibles dans le domaine ?

Il y a dix ans, avant que j’étudie les détails du changement  climatique global, je le considérais comme les autres causes environnementales. Mais après avoir étudié les mécaniques spécifiques, les signes, et l’ampleur du sujet, les choses changèrent. De façon spectaculaire. Je me souviens distinctement de cet après-midi, et de la terrible et grandissante sensation de « Oh, mon Dieu,» lorsque l’envergure et la portée mêmes de la menace se révélèrent et prirent sens. A cette époque j’avais déjà pas mal étudié la physique et la chimie, et cet après-midi là, à la conférence de chimie de ce professeur, les pièces du puzzle s’assemblèrent dans un sentiment fracassant de respect et de crainte. Ca m’a transformé.

Comme je l’ai dit précédemment, je vis dans le Pacific Northwest, et j’aime randonner dans les forêts anciennes. Je suis littéralement amoureux des arbres. Je trippe en touchant ces énormes choses vivantes et en imaginant qu’elles étaient là, exactement au même endroit, déjà vieilles, quand a été signée la Déclaration d’Indépendance, ou quand les pèlerins débarquèrent, ou même avant que les chevaux n’arrivent sur le continent. C’est simplement foutrement incroyable!

Mais aujourd’hui, quand je vois des coupes claires, je pense « Parfait ! Séquestration de carbone ! Plantons d’autres arbres, pour qu’on puisse les abattre eux aussi ! » Quand une organisation caritative demande de l’argent, je demande « Qu’est-ce que ça fera pour réduire les émissions de carbone ? » Je suis même un partisan de l’énergie nucléaire maintenant –le gaspillage le plus imprudent, irresponsable et inconséquent de tous les temps –mais c’est sans carbone. Je sais, on croirait entendre un fanatique, mais c’est un truc complètement pragmatique pour moi.

Il y a 47 vidéos au bout de cet article. Plongez.

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lundi 15 octobre 2007

La chasse au talent : les cursus design forment une nouvelle génération de managers créatifs

Extrait traduit de l’article d’Elizabeth Woyke et de Maha Atal (4 octobre 2007), The Talent Hunt : Design programs are shaping a new generation of creative managers, businessweek.com.

Le « développement durable » est sur les lèvres de pratiquement tous les cadres dirigeants alors qu’ils tentent d’atteindre la neutralité carbone de la production et de la distribution de leurs produits et services. Cela signifie repenser les matériaux, la  fabrication, la distribution, et leur consommation énergétique.

C’est vrai, il semble qu’il y ait beaucoup de « greenwashing », des entreprises qui achètent des crédits d’émissions de carbone discutables pour établir des références qui leur permettent de se proclamer vertes, alors qu’elles font voyager leurs dirigeants en jets privés pour se rendre à des conférences et qu’elles payent les gens pour qu’ils n’abattent pas les arbres.

Pourtant les entreprises ressentent une véritable pression de Wall Street pour qu’elles réduisent leur impact environnemental, des consommateurs européens qui réclament des produits qui respectent la planète et des jeunes recrues qui prennent les problèmes environnementaux au sérieux. De plus en plus, les PDG eux-mêmes voient le développement durable trouver sa place dans les stratégies d’expansion de marché et de croissance.  Alors ils se précipitent à la recherche de designers, de managers et de stratèges qui s’y connaissent  en éco-conception de produits et en mise en place de méthodes.

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vendredi 14 septembre 2007

Enseigner une vision d’ensemble plus large

Traduction de l'article de Peter Hall (18 avril 2007), Teaching the Bigger Picture, publié par metropolismag.com.
[via Doors of Perception]

Les écoles de design doivent réorienter leurs priorités, de la forme des objets vers la compréhension des systèmes qui les produisent.

Fin 2005 j’ai donné une petite conférence à l’Art Center College of Design sur la cartographie heuristique en tant que moyen de réunir les disciplines du design - une toute petite conférence. C’était un moment passionnant à l’école : Bruce Sterling venait juste de terminer son année en tant que Visionnaire en Résidence et de publier son livre majeur Shaping Things, posant les défis du design pour une société viable à l’âge de l’information.  Mais ma présentation était prévue le jour où les entreprises sponsors venaient voir ce que les étudiants avaient fait de tout cet argent de l’industrie, et les étudiants accrochaient des rendus et astiquaient des maquettes de manière frénétique pour les visiteurs. J’ai donc fait ma présentation à une foule de 5 personnes, dont l’une d’entre-elles a consciencieusement baillé du début à la fin.

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