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mardi 15 avril 2008

Le Design est le Problème...

Traduction de la présentation de Nathan Shedroff (automne 2007), Design is the Problem..., avec l’aimable autorisation de l’auteur.

 
Le design constitue une partie importante des problèmes de viabilité dans le monde. Le design s’est concentré sur la création d’articles, (souvent) insignifiants, jetables (bien que ça ne soit pas de façon intentionnelle), et chargés de tendances éphémères -tous les designs. Le design graphique est particulièrement mauvais, quoique les matières papier au moins, aient un énorme potentiel pour remédier à ce problème.

Le Designer face au Vendeur de Voitures d’Occasion



Les designers sont pires que les vendeurs de voitures d’occasion (au moins les voitures d’occasion sont réutilisées).

On apprend (trop) aux designers à faire « du nouveau » quand ça n’est pas vraiment mieux ou quand « l’ancien » n’a pas besoin d’être remplacé. Nous sommes complaisants quand nos collègues du marketing et de l’ingénierie suggèrent ou insistent sur la mauvaise qualité plutôt que sur la longévité, sur les matériaux pas chers, ou sur la mauvaise usabilité (caractéristiques, processus, etc.). Non, nous ne sommes pas les seuls ou complètement responsables, mais nous sommes suffisamment responsables pour devoir changer.

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lundi 10 décembre 2007

L'Histoire des Choses

Depuis leur extraction, en passant par leur vente, leur usage et leur destruction, toutes les choses de nos vies affectent les communautés d'ici et d'ailleurs, pourtant cela demeure en grande partie caché. En 20 minutes, l'Histoire des Choses porte un regard rythmé et  plein d'infos sur les dessous de nos modèles de production et de consommation. L'Histoire des Choses met à jour les liens entre de très nombreux problèmes environnementaux et sociaux, et nous appelle à créer un monde plus viable et plus juste. L'Histoire des Choses vous apprendra quelque chose, vous fera rire, et changera peut-être pour toujours votre manière de voir les choses de votre vie.[1]

Si vous n'avez que 5 minutes, allez directement au cinquième chapitre consacré à la consommation. Quel est le but de la publicité, si ce n'est de nous désenchanter de ce que nous possédons déjà. Petit rappel à quelques jours de Noël.

Story of Stuff est écrit et présenté par Annie Leonard, produit par Free Range Studios et financé par  The Sustainability Funders et par la Tides Foundation. C'est en anglais.

Chapitre 1:Introduction

Notes

[1] Traduit de storyofstuff.com.

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lundi 15 octobre 2007

La chasse au talent : les cursus design forment une nouvelle génération de managers créatifs

Extrait traduit de l’article d’Elizabeth Woyke et de Maha Atal (4 octobre 2007), The Talent Hunt : Design programs are shaping a new generation of creative managers, businessweek.com.

Le « développement durable » est sur les lèvres de pratiquement tous les cadres dirigeants alors qu’ils tentent d’atteindre la neutralité carbone de la production et de la distribution de leurs produits et services. Cela signifie repenser les matériaux, la  fabrication, la distribution, et leur consommation énergétique.

C’est vrai, il semble qu’il y ait beaucoup de « greenwashing », des entreprises qui achètent des crédits d’émissions de carbone discutables pour établir des références qui leur permettent de se proclamer vertes, alors qu’elles font voyager leurs dirigeants en jets privés pour se rendre à des conférences et qu’elles payent les gens pour qu’ils n’abattent pas les arbres.

Pourtant les entreprises ressentent une véritable pression de Wall Street pour qu’elles réduisent leur impact environnemental, des consommateurs européens qui réclament des produits qui respectent la planète et des jeunes recrues qui prennent les problèmes environnementaux au sérieux. De plus en plus, les PDG eux-mêmes voient le développement durable trouver sa place dans les stratégies d’expansion de marché et de croissance.  Alors ils se précipitent à la recherche de designers, de managers et de stratèges qui s’y connaissent  en éco-conception de produits et en mise en place de méthodes.

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mardi 2 octobre 2007

Redesigner le design

L’approche de William McDonough et Michael Braungart a ceci de particulier qu’elle conjugue les connaissances d’un architecte et d’un chimiste. L’origine, la nature et le devenir de matériaux que les designers devront mettre en œuvre sont au cœur d’une nouvelle pratique. Ces matériaux impliquent d’autres modes de transformation, d’autres contraintes et d’autres possibilités.  C’est un changement radical de la manière de concevoir et c’est tout un univers de recherches et de découvertes qui se dessine et qui implique de notre part curiosité et rigueur.

En essayant de créer ce changement, les designers peuvent passer beaucoup de temps à tergiverser à propos de détails techniques qui sont souvent hors de leur compétence, et ce faisant ils faillissent à jouer à leur meilleur niveau. La libération du design viable signifiera de changer la façon de dont nous composons et concevons notre monde matériel, élément par élément. Les designers sont peut être capables d’apporter des solutions aux défis complexes que les humains créent, cependant, ils ne peuvent à eux seuls solutionner le problème du design écologique.[1]

Ces dernières années ont vu le métier du designer devenir plus conceptuel : créateur de nouveaux scenarios, de nouveaux usages, d’innovations. Cette évolution peut être expliquée par nécessité de compenser la saturation des marchés, la satisfaction des besoins de base, et la disponibilité de technologies toujours nouvelles.
En quelque sorte,  le design s’est retrouvé à devoir justifier de sa nécessité. Né de l’industrie, le design tente d’arracher la tutelle de son parent malade, ce qui se traduit par la « fuite en amont » des designers.
Ce faisant les designers se sont un peu détachés de « l’intelligence matérielle.» Ils ont perdu l’intimité avec les matériaux, la conception, les techniques de fabrication et d’assemblage.
Pourtant le défi de notre maintien sur la planète semble appeler les designers à revenir au fondement du design. Cela ne signifie pas qu’il faille abandonner les enseignements de la « phase conceptuelle » : scénarisation, réflexions sur les usages et innovation ont un rôle capital à jouer, mais sur un autre terrain, avec de nouvelles règles.

Notes

Extrait traduit d'Alex Stefen (2006), Worldchanging: A User's Guide for the 21st Century, New York, Abrams ou en français Changer le monde : Un guide pour le citoyen du XXIe siècle, Paris, Editions de la Martinière. (liens amazon)
[1] Dawn Danby, p.85.

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mardi 25 septembre 2007

Notes design du terrain : Boitiers métaliques

Traduction de l'article de Jeremy Faludi (2 janvier 2007), Design Notes From the Field: Metal Cases, worldchanging.com.

Comme je l’ai mentionné dans un article précédent[1], j’ai fait un peu de conseil et de recherche en design produit vert pour une start-up qui fabrique un appareil électronique grand-public. Cet article compare l’impact de l’aluminium avec celui de deux autres métaux et celui du plastique, et traite des choix pour le revêtement/la finition du métal.

Métal vs plastique

L’entreprise voulait au départ que le boitier soit réalisé en injection plastique, et voulait connaitre la manière la plus verte de le faire, dans le cadre de leurs contraintes. Cependant, à un moment, ils décidèrent (de nouveau en raison d’autres contraintes, non environnementales) de réaliser le boitier principalement en aluminium, avec des petites pièces plastiques pour fermer les extrémités et comme fenêtre, un peu comme un iPod Nano.

Notes

[1] cet autre article a également fait l'objet d'une traduction : Notes design du terrain : Choisir les bons plastiques.

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lundi 17 septembre 2007

Le Cradle-to-Cradle illustré

A propos de l'ouvrage de William McDonough et Michael Braungart, Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things (lien amazon) :

Un nouveau paradigme

Respecter la liberté de choix des générations futures

Le développement durable vise à satisfaire les besoin de développement des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.[1]

Peut être voulons-nous que nos objets vivent pour toujours, mais que veulent les générations futures ? Qu’en est-il de leur droit à la poursuite de la vie, de la liberté, et du bonheur, à une célébration de leur propre abondance de nutriments, de matériaux, de délices ?[2]

La forme suit l’évolution, pas seulement la fonction

Si les humains vont vraiment prospérer, nous allons avoir à apprendre à imiter le système hautement efficace de « berceau à berceau » de la nature, de flux de nutriments et de métabolisme, dans lequel le concept même de déchet n’existe pas. Éliminer le concept même de déchet signifie de concevoir les choses –produits, packaging, et systèmes-  étant entendu dès le départ que le déchet n’existe pas. Cela signifie que les précieux nutriments contenus dans les matériaux déterminent le design : la forme suit l’évolution, pas seulement la fonction. Nous pensons que c’est une perspective plus robuste que la manière actuelle de faire les choses.[3]

Illustration du modèle Cradle-to-Cradle

Notes

[1] Commission mondiale sur l’environnement et le développement (1987), Rapport Bruntland, Notre avenir à tous, Montréal, Fleuve.
Extraits traduits de William McDonough, Michael Braungart (2002), Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things, New York, Norh Point Press. (lien amazon)
[2] p.114,
[3] pp.103-104.

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vendredi 14 septembre 2007

Enseigner une vision d’ensemble plus large

Traduction de l'article de Peter Hall (18 avril 2007), Teaching the Bigger Picture, publié par metropolismag.com.
[via Doors of Perception]

Les écoles de design doivent réorienter leurs priorités, de la forme des objets vers la compréhension des systèmes qui les produisent.

Fin 2005 j’ai donné une petite conférence à l’Art Center College of Design sur la cartographie heuristique en tant que moyen de réunir les disciplines du design - une toute petite conférence. C’était un moment passionnant à l’école : Bruce Sterling venait juste de terminer son année en tant que Visionnaire en Résidence et de publier son livre majeur Shaping Things, posant les défis du design pour une société viable à l’âge de l’information.  Mais ma présentation était prévue le jour où les entreprises sponsors venaient voir ce que les étudiants avaient fait de tout cet argent de l’industrie, et les étudiants accrochaient des rendus et astiquaient des maquettes de manière frénétique pour les visiteurs. J’ai donc fait ma présentation à une foule de 5 personnes, dont l’une d’entre-elles a consciencieusement baillé du début à la fin.

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vendredi 7 septembre 2007

Designers wanted

Les défis sont nombreux, tout est à revoir. De notre usage de l’eau, à nos pratiques énergétiques en passant par notre accoutumance au jetable, les ajustements auxquels nous allons devoir consentir semblent à certains, rétrogrades, impensables... Ils devront être désirables. C’est pourquoi la moindre de nos pratiques quotidiennes est un sujet potentiel d’étude. Les moindres de nos gestes représentent un véritable gisement de projets qui n’attendent que les designers pour les amener au monde.

C’est une question de tactique, la société civile ne répond pas bien du tout à la réprimande morale. Il y a des petits groupes minoritaires ici et là qui sont parfaitement conscients que c’est immoral de mettre en danger les vies des générations à venir en consommant massivement aujourd’hui : les Amish, les gens pratiquant une simplicité volontaire, les ashrams de Gandhi etc. Ce public –les volontaristes plein d’entrain- ne sont pas le problème. Mais ils ne sont pas non-plus la solution, car la plupart des êtres humains ne seront pas volontaires pour vivre comme eux. Les gens ne peuvent pas non-plus être forcés à vivre de cette manière par le biais d’une ordonnance légale, car ceux qui sont aux commandes des ressources énergétiques de la société joueront et neutraliseront n’importe quel système légal de régulation […]

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mardi 7 août 2007

Écodesign, écolabels et l’environnement : comment l’Europe est en train de redesigner notre empreinte environnementale sur la terre

Traduction de l'article de Niti Bhan (1er août 2007), Ecodesign, Ecolabels and the Environment: How Europe is redesigning our footprint on earth, publié par core77.com.

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Qu’ont en commun des haricots verts frais coupés et des téléviseurs à écrans plats haute définition ? Et qu’est-ce-que cela a à voir avec le design ? En Europe, les deux sont considérés comme des produits de consommation dont le traitement, de la matière première jusqu’aux vitrines des magasins requiert de l’énergie – émettant des gaz à effet de serre qui peuvent avoir un effet négatif sur l’environnement – et sont considérés comme ayant une « empreinte carbone.» Dit autrement, ce sont des produits d’un écosystème industriel global plus large.

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vendredi 3 août 2007

Notes design du terrain : Choisir les bons plastiques

Traduction de l'article de Jeremy Faludi (21 novembre 2006), Design Notes From The Field: Choosing Good Plastics, worldchanging.com.

Un de mes jobs ces jours-ci est d’être le consultant en design vert pour une petite start-up qui fabrique un appareil électronique grand public. Ce faisant, j’ai fait des recherches sur un paquet de trucs, et je me suis dit que ce serait sympa de partager un peu de ce savoir avec d’autres. (Et si vous en savez plus que moi sur le sujet, je serais heureux de le lire dans les commentaires !) Ce billet est donc le premier d’une petite série sur la manière de concevoir des produits plus verts -pas des concepts de labo de recherche, mais des choses que n’importe quelle société peut faire aujourd’hui. Ca parle de choisir les bons plastiques.

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mercredi 25 juillet 2007

Où sont les superstars du design vert ?

Traduction de l'article de Jeremy Faludi (12 avril 2007), Where Are The Superstar Green Designers?, worldchanging.com.

Pourquoi n’y a-t-il pas de designers produit verts célèbres ? L’architecture a son William McDonough et son Shigeru Bans, qui a le design produit ?

Personne ? (Vraiment, je vous encourage à essayer d’en nommer quelques-uns dans les commentaires. J’aimerai qu’on me prouve que j’ai tort.) Franco Lodato est un designer renommé qui fait de la biomimétique, mais il n’est pas particulièrement vert. Michael Braungart est l’une des personnes les plus vertes dans le design produit, mais c’est un chimiste. McDonough a aussi fait beaucoup avec Braungart pour suggérer des directives comme Cradle to Cradle, mais il est tout de même architecte, il ne designe pas de produits. Buckminster Fuller aurait pu être appelé designer vert pour son véhicule Dymaxion, et sa cuisine, et autres, mais il était plus technologue que designer, et de toute façon il n’est plus parmi nous. Amory Lovins, Gunter Pauli, et d’autres grands noms ont aidé les compagnies à verdir leurs lignes de production, mais ils ont fait peu, si ce n’est pas, de design.

Alors pourquoi n’y a-t-il pas de designers produit verts ?

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mardi 24 juillet 2007

Designer la détérioration

Traduction de l'article de Khoi Vinh (16 juillet 2007), Designed Deterioration, subtraction.com.
[via core77]

Si vous vous achetez un bagage de grande qualité de chez Rimowa - et j'en ai rêvé, mais je n'ai jamais été capable de justifier l'exorbitante dépense - vous vous retrouvez avec un objet structurellement et esthétiquement parfait qui va être passé à tabac.

Vous savez comment les compagnies aériennes et les bagagistes peuvent être; les caprices du voyage peuvent être très durs pour les bagages de toutes sortes, incluant les valises en aluminium à mille dollars.

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samedi 21 juillet 2007

Chimie verte : changer une industrie

Traduction de l'article de Jeremy Faludi (12 avril 2007), Green Chemistry: Changing An Industry, worldchanging.com.

Vous ne pouvez pas faire de design vert sans matériaux verts, et les innovations en terme de matériaux ont tendance à venir des chimistes. Les chimistes produisent ausi beaucoup de produits à part entière : peintures, adhésifs, produits nettoyants, des industries complètes. Alors que font les chimistes pour sauver le monde?

Il y a actuellement un chimiste vert célèbre dans le monde : Michael Braungart (fondateur d'EPEA, co-fondateur de McDonough Braungart Design Chemistry et co-auteur de Cradle to Cradle). Le monde en a besoin d'une centaine de plus.

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