Je crois qu’il est important de comprendre que ce dont nous parlons, c’est d’essayer d’augmenter le niveau de vie de la partie viable de l’humanité. C’est une façon vraiment très très difficile de voir les choses au début, mais une fois que vous la laissez s’installer, c’est tout à fait cohérent. C’est la moitié de la population qui vit sans accès massif aux combustibles fossiles et aux produits chimiques. Et nous essayons d’améliorer leur niveau de vie sans nécessairement les entrainer dans le gâchis dans lequel nous sommes, où leur mode de vie reposerait sur des pratiques qui n’ont pas de futur. Nous parlons juste de rendre la viabilité plus facile, nous ne parlons pas de rendre viables des choses qui ne le sont pas.

C’est une inversion complète du modèle habituel. La plupart des gens sont très très clairs sur le fait que la viabilité est une chose qui doit avoir lieu. Non, la viabilité a déjà eu lieu. Ce dont il est question c’est de rendre la viabilité agréable, c’est une partie de notre objectif, l’autre est de rendre viable ce qui n’est pas viable. Ce sont des processus connectés mais indépendants.