Notes design du terrain : Choisir les bons plastiques
Par David L'Hôte le vendredi 3 août 2007, 12:39 - Lien permanent
Traduction de l'article de Jeremy Faludi (21 novembre 2006), Design Notes From The Field: Choosing Good Plastics, worldchanging.com.
Un de mes jobs ces jours-ci est d’être le consultant en design vert pour une petite start-up qui fabrique un appareil électronique grand public. Ce faisant, j’ai fait des recherches sur un paquet de trucs, et je me suis dit que ce serait sympa de partager un peu de ce savoir avec d’autres. (Et si vous en savez plus que moi sur le sujet, je serais heureux de le lire dans les commentaires !) Ce billet est donc le premier d’une petite série sur la manière de concevoir des produits plus verts -pas des concepts de labo de recherche, mais des choses que n’importe quelle société peut faire aujourd’hui. Ca parle de choisir les bons plastiques.
Pratiquement tout ce que vous achetez aujourd’hui est du plastique injecté. C’est parce que le plastique est étonnamment pratique. Il ne va pas disparaitre. (L’Environmental Literacy Council a une sympathique petite histoire du plastique sur son site.) Et pour la plupart des produits il est meilleur du point de vue environnemental que d’utiliser de l’aluminium ou d’autres métaux, et impossible à remplacer par du bois ou d’autres fibres. L’idéal serait de trouver un matériau avec les propriétés utiles du plastique et aucun des inconvénients. Nous n’y sommes pas encore, mais nous sommes moins loin que vous le pensez.
Quel plastique vaut-il mieux utiliser ?
Greenpeace a une liste très utile des plastiques les meilleurs et les pires, et pour quelles raisons. Les bio polymères sont les meilleurs, suivis par les polyoléfines (PE/PP/HDPE) en second, les PET en troisième, l'ABS / le polycarbonate / le polyuréthane / le polystyrène en quatrièmes, et le PVC en pire dernier. Voici les détails, d’après leur site et d’autres qui ont écrit sur le sujet :
Les bio polymères (appelé « bio-» parce qu’ils sont à base de cellulose de plantes ou d’amidon, pas de pétrole) utilisent habituellement le moins d’ingrédients toxiques, ne relâchent pas de gaz ou d’autres substances toxiques dans l’environnement pendant la vie du produit et utilisent assurément le moins d’énergie fossile pour leur fabrication. (Idéalement ils n’en utilisent aucune.) Certains bio polymères sont compostables.
Les polyoléfines (le PE, le HDPE et le LDPE sont tous des polyéthylènes, le PP est un polypropylène) sont les meilleurs plastique à base de pétrole parce qu’ils utilisent moins de produits chimiques toxiques que les autres plastiques. Ils sont aussi largement recyclés (codes de recyclages numéros 2, 4, et 5.)
Le PET / PETE (polyéthylène téréphtalate; appelé polyester dans les vêtements) n’est pas aussi bon que le simple polyéthylène car plus d’additifs y sont incorporés (habituellement des stabilisateur anti UV et des retardateurs de flamme), mais il est largement recyclé (code de recyclage n° 1).
L’ABS (acrylonitrile butadiène styrène) et le Polycarbonate (PC) sont ce dont sont faits pratiquement toutes les coques des appareils électroniques –ordinateurs, téléphones portables, lecteurs MP3, etc. Certaines sont juste en en ABS ou en PC, la plupart sont en un mélange des deux. Les ingrédients pour l’ABS comme pour le polycarbonate sont suspectés d’être cancérogènes, certains sont aussi mutagènes ; le polycarbonate met en œuvre de mauvais solvants dans sa fabrication. Ils sont tous les deux parfaitement recyclables mais sont rarement recyclés parce qu’ils se retrouvent dans le code de recyclage n° 7, « autres ».
Le polystyrène (PS) contient des ingrédients cancérogènes tout comme l’ABS (les deux contiennent du styrène), mais il endommage également le système reproductif humain. Il est aussi recyclable mais l’est rarement (code de recyclage n°6).Le PVC (chlorure de polyvinyle), utilise plus d’ingrédients toxiques pour sa fabrication, parce qu’en plus des cancérogènes comme le chlorure de vinyle, il requiert aussi des plastifiants pour être flexible, et ces plastifiants sont plus toxiques que la base plastique elle-même. En plus des risques liés à la fabrication, de la dioxine et d’autres produits toxiques tels que le DEHP (un plastifiant impliqué dans des dysfonctionnements de la reproduction) se dégagent, sont lessivés et s’effritent du PVC lors de son utilisation dans votre maison ; quand ils sont jetés, ces produits s’infiltrent dans les eaux souterraines et dans les décharges. C’est pourquoi ils sont les plus mauvais sur la liste. Ils peuvent être recyclés (code de recyclage n° 3), mais les taux sont généralement bas. La bonne nouvelle est qu’ils n’ont jamais étés pris en considération pour notre produit de toute façon.
Quels plastiques l'entreprise a-t-elle pris en considération ?
Les bio plastiques ont étés le premier choix. Nous avons écrit à propos de chercheurs à l’Université de Warwick qui fabriquent des coques de téléphone portable en polymères biodégradables incluant une graine de tournesol –laissez tomber la coque par terre et elle se composte et libère sa graine. Nous avons aussi mentionné comment NEC a fabriqué un téléphone portable dont la coque était faite de bio plastique PLA renforcé par le la fibre de kenaf. Ces deux projets étaient révolutionnaires et on requis une recherche et undéveloppement considérables pour être menés à bien. Ils doivent encore être dupliqués par d’autres fabricants. Le PLA est utilisé seul dans de nombreuses applications –principalement du packaging de nourriture- et bien qu’il soit encore nouveau sur le marché, il est en train de devenir rapidement la plus belle réussite des bio plastiques. Nous avons écrit sur le PLA dans le passé, mais le meilleur article sur internet à son propos et celui du Smithsonian Magazine. Le plus prosaïque Nylon 11, qui existe depuis des décennies, est aussi un bio plastique : il est à base d’huile de graine de ricin. Cependant, comme il n’a pas été inventé avec le souci de l’impact écologique, il est pas compostable et n’économise pas significativement d’énergie lors de sa fabrication comme le fait le PLA. Hélas la société pour laquelle je travaillais, comme la pluparts des sociétés, n’a pas des années pour rechercher des matériaux de pointes comme l’Université de Warwick ou NEC. Ils ont également des exigences techniques pour le produit qui le rende infaisable en utilisant du PLA standard ou du Nylon quel qu’il soit. En fait, aussi génial que soit le PLA, il a l’inconvénient de fondre à 114°C, ce qui signifie qu’il fondrait si vous le laissiez sur votre tableau de bord par une chaude journée d’été ensoleillée. À la fin, les exigences techniques du produit dictèrent que nous utilisions du polycarbonate ou le l’ABS. Au départ j’y étais farouchement opposé parce qu’ils sont codés « autres », donc pratiquement aucune ville des États-Unis ne les recycle. Cependant le plus gros impact de notre petit produit électronique sera la carte du circuit imprimé, pas la coque, et nous devrons avoir un programme de récupération avec une forte incitation pour que les consommateurs nous renvoient leurs vieux appareils. Les sociétés qui récupèrent les appareils électroniques pour le recyclage recyclent toutes le polycarbonate et l’ABS, donc nous pouvons les considérer comme des matériaux recyclables après tout. Pourtant, utiliser des plastiques recyclables n’est pas suffisant. Vous ne recyclez pas vraiment à moins que vous ne fabriquiez votre appareil à partir de matériau recyclé. J’ai étudié l’utilisation de plastique 100% recyclé comme notre matériau, afin que nous n’engendrions pas la fabrication de nouveau plastique, et afin de prévenir la mise en décharge de plastique existant.
Utiliser du plastique recyclé : plus facile que vous le pensez
Le plastique recyclé est très facile à se procurer, et en fait il est moins cher que le plastique vierge. La plupart des gens ne le savent pas. Quand j’ai appelé GE plastics, leur commercial a dit que les résines post consommateurs sont « pratiquement impossibles » à trouver ; GE vend une résine dont 50% du contenu est recyclé pour 2$60 le pound (comparé aux 20$/lb. pour la même résine vierge)[1] qui met en œuvre des déchets post industriels au lieu de déchets post consommateurs. Cependant, un rapide coup d’œil au Thomas Register révèle une longue liste de sociétés qui font du plastique recyclé aux États-Unis ; nombre d’entre-elles vendent du polycarbonate et de l’ABS (« remoulu » ) moulus pour moins d’un dollar le pound. Le principal problème avec ça (et la raison pour laquelle GE ne fait pas de plastique pos consommateur) est le contrôle qualité. Les sociétés de recyclage reçoivent toutes les couleurs et les grades de matériaux imaginables, certains peints ou vernis, et tout n’est pas moulu exactement au même calibre ; leur processus de tri doivent êtres extrêmement bons pour que leur produit final soit fiable et cohérent. Si vous essayez de mouler par injection un matériau qui n’est pas cohérent, vous vous retrouvez avec des veines dans votre plastique, qui sont au mieux un problème esthétique, qui réduisent la clarté optique dans les pièces transparentes, et qui peuvent aussi causer des problèmes structurels (rendant le plastique plus facile à casser). Cependant, le contrôle qualité existe si vous êtes prêt à payer, et comme les résines vierges de marque peuvent coûter 10$ ou 20$ par pound, il est plus facile pour un recycleur d’être compétitif. New Life Plastics a de bonne photos de leurs processus et équipements sur leur site web. Au moins une des sociétés auxquelles j’ai parlé, Maine Plastics dans le Michigan, a promis que leur remoulu est aussi bon pour le moulage par injection que le vierge, et que si la fonte est mauvaise, ils le reprendraient et rembourseraient ce pour quoi vous avez payé. Quant à l’esthétique, n’importe quel remoulu peut être teinté noir, et c’était la couleur de notre choix de toute façon, donc ça ne présente pas de problème. Aussi, si vous optez pour un ABS beige-ordinateur-fade, il y en a des montagnes qui attendent. Le plastique recyclé est plus délicat à utiliser que le plastique vierge, mais pas insurmontablement délicat. En théorie, n’importe quel thermoplastique peut être moulu, fondu, et réutilisé infiniment sans se dégrader. (Ca n’est pas comme le recyclage du papier dont les fibres sont coupées pendant le processus de recyclage et qui devient moins résistant à chaque cycle – les chaines moléculaires qui formes les thermoplastiques sont bien trop petites pour être découpées par la machinerie du recyclage.) Cependant, en pratique, mouler par injection un plastique stresse le matériau, donc le plastique recyclé a des propriétés différentes du celles du plastique vierge. La différence principale est que, quand il est utilisé pour du moulage par injection, il a une viscosité plus élevée, donc vous devez adapter votre process. Des études ont montré que vous pouvez utiliser jusqu’à 15-20% de contenu recyclé sans affecter du tout votre process, mais si vous voulez utiliser 100% de matériau recyclé comme nous le faisons, quelques ajustements devront être fait et quelques essais-et-erreurs requis pour que cela marche correctement. Là encore, votre taux de rejet sera plus haut (peut-être 5% plutôt que 2%) ; mais c’est un petit désavantage face aux grands gains environnementaux (et aussi financiers) réalisés en utilisant un matériau recyclé. Parmi des nombreuses personnes auxquelles j’ai parlé (recycleurs de plastiques et fabricants), il ne s’est pas dégagé de consensus pour dire si une mouture de polycarbonate ou d’ABS ou de PC/ABS donnerait le meilleur résultat en utilisant 100% de matériau recyclé. Comme l’appareil nécessitait une fenêtre transparente (qui devait être en polycarbonate, comme l’ABS n’est jamais transparent) il semblait mieux d’utiliser du polycarbonate pour tout. Le moins vous utilisez de matériaux différents, plus votre appareil est recyclable. Il est surprenant qu’il n’y ait pas plus d'entreprises d’électronique grand public qui fabriquent leurs produits à partir de plastique au moins partiellement recyclé, étant donné qu’il est facilement disponible et bon marché. J’attends avec impatience de travailler avec un sous traitant fabricant pour utiliser du plastique recyclé quand nous arriverons au stade de la fabrication. Évidemment, il aurait été encore mieux d’utiliser un PET ou un polyoléfine recyclé, mais cela aurait requis un redesign significatif du produit ; peut être que dans la version 2.0 nous y arriverons. Peut-être qu’à ce moment là il y aura d’encore meilleurs bio plastiques disponibles.
Les liens de cet article sont ceux de l'article original.
Notes
[1] 1 pound (lb.)=0,453 kilogramme


Commentaires
Monsieur,
Notre société est spécialisée dans le négoce de matières plastiques et matériel connexe.
Nous avons régulièrement des matières plastiques broyées à vendre. Nous pouvons vous envoyer des échantillons à votre demande.
Si vous êtes intéressés, je vous remercie de bien vouloir nous dire ce que vous achetez afin de connaître vos besoins.
Dans l’attente de votre réponse,
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations distinguées.
Evelyne CRONIER
SOMMAC
15, Chemin du Vieux Pont
06130 GRASSE
04 93 60 35 17
04 93 36 40 37
e.cronier@sommac.fr
Bonjour,
Dans le cadre de mes etudes, je cherche à fabriquer des gobelets en plastique recyclable et biodégradable...je cherche des informations, des sites qui pourraient m aider voire mêmes des entreprises qui fabriquent déjà ce produit.
Merci d'avance
Manon
Bonjour Manon,
Pour répondre à votre question, des matières développées par Bioplast, par exemple, répondent aux critères de recyclabilité et de biodégrabilité que vous mentionnez.
Notez cependant que les "bioplastiques," néologisme qui regroupe le plastiques fabriqués à partir de ressources végétales, demeurent sujets à controverse. Vous pouvez avoir un aperçu du débat en consultant les 3 articles suivants, dont les conclusions divergent :
L’imposture du Bioplastique et du Biodiezel, de Marc Fichers,
La prudence est de rigueur avec les bioplastiques, de Florence Roussel-Laby,
La révolution agro-industrielle attendue pour la société de demain, communiqué Arvalis
Des solutions alternatives sont mentionnées dans cet autre article, notamment celle développée par Novomer qui met en œuvre directement le dioxide de carbone (CO2) comme matière première pour la fabrication de polymères. L'utilisation du CO2 comme matière première est particulièrement intéressante dans ce qu'elle a de commun avec le modèle de la photosynthèse, qui utilise le CO2 pour fabriquer plus de 200 milliards de tonnes de glucose par an.
Bonsoir,
Concernant les bouteilles d'eau en plastique transparent, que tout le monde achète pour boire, soi-disant de la bonne eau. Elles sont tous codés no. 1 en-dessous, qui est un plastique toxique ou dommageable pour la santé.
Je pensais, plus le chiffre est élevé, mieux c'est ....alors, j'ai réussi à trouver une bouteille de plastique avec le code no. 7 en-dessous. Je la rempli de bonne eau de source, et l'utilise quotidiennement. Si je lis votre article, ce code (no.7) est du ABS qui serait cancérigène ???
Alors, quel est le code de recyclage idéal, que l'on doit retrouver sous une bouteille d'eau, pour qu'elle ne soit pas dommageable pour notre santé ?
Merci
La réponse à votre question est dans l'article : )
Pour approfondir le sujet des plastiques alimentaires, le Laboratoire National de Métrologie et d'Essais propose un site dédié au contact alimentaire.
Pour aborder le sujet des colorants, stabilisants et plastifiants mis en œuvre lors de la production des plastiques alimentaires, la liste des additifs autorisés pour les plastiques alimentaires est consultable sur la site de la DGCCRF.
Cependant, pour l'usage que vous décrivez, l'idéal serait simplement d'utiliser une bouteille en verre qui n'altère ni le goût ni la qualité de ce qu'elle contient.
Bonjour,
Je vous contacte car j'ai un dilemme et vous risquez d'être l'une des rares personnes à pouvoir me renseigner.
Je recherche un matériau plastique recyclé et recyclable qui pourrait répondre à toutes ces contraintes:
30% recyclé, recyclables en fin de vie et/ ou production d'energie calorique
pas de substances RoHS prohibées
Aux normes UL94
Matériau assurant le collage d'étiquette en vinyle sans utilisation de colle empêchant le recyclage
Matériau biodégradable et/ou facilement transformé
Résistant à une chute de 1m50 sur le béton
résistance 5 à la poussière (IP54) et 4 à pulvérisation d'eau
Non détioration du matériau à T° de -20 à +70 °C
Non détérioration à 100°C pendant 3s
Résistant à diverses pulvérisations comme acétone, alcool à bruler, liquide de refroidissement, à 30 cm.
J'ai des doûtes que ce soit faisable à cause des normes UL94 non compatibles à un produit recyclé à au moins 30% selon mes recherches...
Si vous pouviez m'éclairer à ce sujet, j'en serais très reconnaissante, car je recherche un matériau dans un soucis d'éco-conception mais je suis dans une impasse là!
Merci d'avance de votre réponse.
Si vous avez des liens à me communiquer pour je puisse me renseigner, je suis toute ouie!
La Fédération française de la plasturgie ou PlasticsEurope devraient pouvoir vous renseigner sur les caractéristiques des différents plastiques.
Concernant votre projet, notez que le simple fait d'appliquer une étiquette constituée d'un matériau différent de celui de votre objet compromettrait sa recyclabilité, car il est très improbable que cette étiquette soit séparée de son support avant son recyclage. Il en va de même pour son éventuelle biodégradabilité.
Notez également que la résistance d'un objet à une chute n'est pas uniquement fonction de la matière qui le constitue. Son poids, sa forme et sa conception influent également. Idem pour le degré de protection contre les poussières et contre l’humidité.
Je suis designer, pas chimiste. Sans connaitre l'usage de l'élément sur lequel vous travaillez je ne peux pas vous proposer d'alternative. Cependant, les contraintes que vous indiquez devraient peut être vous inciter à explorer d'autres matériaux que les plastiques.
Merci beaucoup pour votre réponse rapide. Vous m'êtes d'une grande aide.
J'étais déjà au courant que le design influait beaucoup sur la résistance aux poussières, au choc, et aux pulvérisations d'eau ou autre mais merci de le préciser.
Par contre la fameuse étiquette devrait être facilement retirée en fin de vie. Ce qui est encore plus important est d'utiliser un maximum de matériau recyclé en début de vie pour la création de cet objet.
[paragraphe supprimé à la demande de l'auteur de ce commentaire]En tous les cas merci beaucoup pour vos deux liens, je vais m'empresser d'aller me renseigner grâce à eux.
Cordialement,
A
Bonjour!
Avez-vous un email ou un numéro de télephone à me contacter pour que je puisse discuter avec vous de mon projet et peut-être vous offrir un partenariat? Pouvez-vous m'envoyer un email?
Merci!
A
Bonjour,
Je recherche des informations sur les plastiques recyclés en vue d'une applications dans la conception des sièges automobiles.
Je voudrai savoir quels polymères sont recyclables et quelles sont leurs propriétes mécaniques par rapport aux polymères vierges.
J'aimerai aussi connaitre les principaux recycleurs et fournisseurs de ces matériaux.
Merci d'avance pour votre aide.
Julie
Bonjor David. Je suis étudiant en 3eme année de Design à Strate Collège Designers, que tu connais. En ce moment je suis en stage et je travail sur un produit électronique pour les compètes de funboard.
Dans mon travail, je dois chosir la composition de la coque. il faut qu'il soit resistant aux chocs, au sel, aux UV(pas obligatoire), étanche... Mais ce qui est le plus important pour moi c'est d'apporter une demarche écologique.
C'est pour cela que je me suis renseigné sur les différents plastiques. Et j'ai pu découvrir des thermoplastiques renforcés au végétal (LIN...), qui mélange des chutes de plastique avec des fibres naturelles. J'ai aussi pu découvrir l'arboform, un bois liquide qui est transformable comme un TP, recyclable et biodégradable.
Ayant des caractéristiques de résistances on peut en incorporant des nanocharges, et ainsi modifier ces caractéristiques. Mais ce procédé est-il sain ? (Je veux dire peu ou pas polluant).
Un dernière question plus technique, qui concerne mon boitier electronique. D'après toi quel épaisseur mini il faut pour faire une coque assez rigide. Il n'y a pas d'ingénieur au boulot, si tu as un ordre de grandeur à me donner j'en serais ravie.
En espérant une réponse de ta part. Et en tout cas merci pour ce petit forum bien sympatique.
Chabert
Bonjour Charles,
Je ne peux pas répondre à ta question sans connaitre l'usage du produit que tu conçois, ni l'origine des autres matériaux mis en œuvre, ni le scénario de fin de vie de ton produit. Cependant, concernant la matière, les plastiques ne sont pas les seuls matériaux qui répondent aux contraintes physiques que tu indiques. Enfin, si ton produit est embarqué, il est susceptible d'être perdu : intègre à ta réflexion son éventuel impact sur le milieu marin.Une démarche d'écoconception ne se limite pas au choix d'une matière.
Effectivement tu n as pas tort, mais j'ai bien evidemment réfléchit aux autres problèmes, après avoir visiter de nombreux magasins et salons nautiques. Si je te pose la question pour la matière, c'est la question du moment. Après ce qu'il y a a l'intérieur du produit reste du domaine de l'electronique et en tant que stagiaire designer je comprend le fonctionnement mais je sais aussi que ces composants sont polluant, et surtout dangereux pour l'environnement s'ils ne sont pas traités, une fois jetté. Le produit est pour des compet de planche à voile, l'utilisation de n'est pas de tout les jours mais qui sait? Je veux simplement que si le produit est à jetter, toute la coque peu etre alors recyclé ou réutiliser.
Normalement le produit ne peut pas se perdre vu qu'il est attaché au bras du bonhomme, mais si par malheur cela lui arrive quand même, il est sensé flotté et il est equipé d'un GPS(type) donc retracable. Pour les matériaux , auras tu des exemples à me donner. Merci
En tant que designer, stagiaire ou pas, tu dois te poser toutes ces questions :
. Comment le produit participe-t-il au bien-être des êtres humains ?
(Confort ? Sécurité ? Santé ? Éducation ?)
. Combien d’êtres humains profiteront de ce bien-être ?
(Un ? Cent ? Mille ? Un million ? Un milliard ?)
. Quel temps met le produit à ne plus remplir plus sa fonction ou à être considéré obsolète ?
(Cinquante ans ? Dix ans ? Un an ? Un jour ?)
. Quelle est la fréquence d’utilisation du produit ?
(Une fois ? Une heure par jour ? Tous les week-ends ? Dix jours par an ? Utilisation continue ?)
. Comment le produit influe-t-il sur la biodiversité ?
. Est-ce-que le produit met en œuvre des matières dont l’exploitation dissémine ou neutralise des éléments toxiques ?
. Est-ce-que le produit met en œuvre des matières dont l’exploitation dégage ou capte du CO2 ?
(Extraction ? Raffinage ? Transport ? Transformation ? Utilisation ? Recyclage ? Dégradation ?)
Les réponses à ces questions t’indiqueront les risques qu’il est raisonnable de prendre et la quantité de ressources environnementales qu’il est raisonnable d’affecter au bien-être que le produit est censé apporter.
Cela revient pour toi à mesurer le caractère viable ou durable du produit par rapport à la notion de développement durable : Le développement durable vise à satisfaire les besoin de développement des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Il s’agit de changer la façon dont nous pensons notre monde, et ça n’est pas simple.
Une fois le caractère viable évalué, le choix des matériaux et de la conception deviennent des questions pertinente ; pas avant. Voilà pourquoi je ne peux pas répondre simplement à ta question, même si je comprends la situation dans laquelle tu es.
Je t’invite à lire les articles suivant qui te permettront d’avoir une vue globale de ces problématiques et de nourrir la réflexion que tu as amorcée :
L’Histoire des Choses, Redesigner le design et Le Cradle-to-Cradle illustré.
Pour de « simples » questions de choix de matière plastique, je te renvoie à la réponse que j’ai faite à Aude.
Bonjour,
je viens de créer et de déposer une création concernant les ecran plat (des habillages) , je cherche des entreprises qui seraient suceptible de s intérresser à mon projet .
pourriez vous m aiguiller?
cordialement
V.Laplace
Bonjour,
Il m'est difficile de vous aider sans connaitre plus précisément votre projet.
Est-il en rapport avec les thèmes de ce blog, ou celui de cet article ?
Bonjour,
Dans le cadre de l'un de nos développements, j'ai, comme il en va fréquemment à surmonter le dilemme d'un surcroît d'efficacité et qualité face à une économie substantielle mais je peine à situer la pertinence de mon choix s'agissant de son impact écologique.
Il s'agit d'utiliser du SAN ou du PP pour des corps de flacons airless dans le domaine cosmétique / pour l'heure, il semble qu'au delà de l'impact visuel du san en transparence et eu égard au fait que notre contenant sera mat au final, le PP soit un choix hautement recommandable. Avez-vous une opinion sur la question?
Par ailleurs et compte tenu des volumes très faibles sur lesquels nous travaillons, nous est-il sérieusement loisible de solliciter l'usage de plastiques recyclés?
je vous remercie d'avance,
Pierre Emmanuel SAUBADE.
P.S en dépit de ma totale ignorance de la question, votre article s'est révélé non seulement intéressant mais stimulant.
Bonjour,
Est-il concevable de faire un sac en PE ayant une partie ductile (sac plastique basic) et une partie rigide soit par pliage de la matière ou par une plus grande quantité de matière à cet endroit? Faudrait-il plusieurs moules? Thermoformage?
Projet de sac à 2nde vie...Je pense que les réponses aux questions posées ci-dessus sont assez satisfaisantes. Reste à prévoir la ligne de production dans le même sens. Je ne vois pas vraiment comment au niveau de la réalisation d'un proto je pourrais m'en sortir... Besoin d'aide
Merci pour le site très interessant!
Fanny, 3eme année, archi interieur, Bruxelles.