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samedi 8 septembre 2007

La maison du futur ?

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La maison du futur n'existe pas. Il existe aujourd'hui des habitations, et elles sont aussi diverses que leurs habitants. Cette diversité est ancienne et il n'y a pas de raison de croire que les habitations du futur seront moins diverses. Comment aborder l'évolution de cette diversité sans la réduire à un stéréotype futuriste ?
Une habitation est un système complexe qui se prête mal à la prévision. Cependant, les abris que la Nature a mis notre disposition, puis ceux que nous nous sommes bâti répondent à des besoins fondamentaux qui sont profondément liés à notre condition d’êtres humains. Ainsi on peut dégager des caractéristiques communes à toutes les habitations, sorte d’éléments invariants dans l’espace et le temps. Déformater, définir ces caractéristiques essentielles simplifie le « système habitation » et permet d’aborder de façon rationnelle son évolution.

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vendredi 7 septembre 2007

Designers wanted

Les défis sont nombreux, tout est à revoir. De notre usage de l’eau, à nos pratiques énergétiques en passant par notre accoutumance au jetable, les ajustements auxquels nous allons devoir consentir semblent à certains, rétrogrades, impensables... Ils devront être désirables. C’est pourquoi la moindre de nos pratiques quotidiennes est un sujet potentiel d’étude. Les moindres de nos gestes représentent un véritable gisement de projets qui n’attendent que les designers pour les amener au monde.

C’est une question de tactique, la société civile ne répond pas bien du tout à la réprimande morale. Il y a des petits groupes minoritaires ici et là qui sont parfaitement conscients que c’est immoral de mettre en danger les vies des générations à venir en consommant massivement aujourd’hui : les Amish, les gens pratiquant une simplicité volontaire, les ashrams de Gandhi etc. Ce public –les volontaristes plein d’entrain- ne sont pas le problème. Mais ils ne sont pas non-plus la solution, car la plupart des êtres humains ne seront pas volontaires pour vivre comme eux. Les gens ne peuvent pas non-plus être forcés à vivre de cette manière par le biais d’une ordonnance légale, car ceux qui sont aux commandes des ressources énergétiques de la société joueront et neutraliseront n’importe quel système légal de régulation […]

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jeudi 6 septembre 2007

Nous parlons juste de rendre la viabilité plus facile, nous ne parlons pas de rendre viables des choses qui ne le sont pas.

Extrait traduit de l'interview de Vinay Gupta par Jacob Gordon (16 août 2007), The TH Interview: Vinay Gupta on Opensource Disaster Relief and Pod Ambiance, treehugger.

Cinquante pourcents de la population mondiale sont des agriculteurs biologiques. Ils sont agriculteurs biologiques parce qu’ils sont trop pauvres pour acheter des engrais ou des pesticides. C’est logique. Vous avez à faire à des gens qui vivent en grande partie de manière pré-technologique, et la plupart des problèmes environnementaux que nous avons sont le résultat d’une dépendance exagérée à des technologies énergivores.

Je ne suis pas en train de suggérer un truc du genre retour à la nature, mais il y a une véritable erreur que nous faisons au sein de la mouvance environnementale, en croyant que d’une manière ou d’une autre, nous allons automatiquement trouver un moyen de rendre viable le mode de vie du monde développé. Ca n’est pas nécessairement vrai. Il se peut que nous découvrions que nous ayons graduellement à abandonner une bonne partie de ces machins énergivores pour retourner à quelque chose bien plus proche de ce mode de vie rural, qui nous a accompagnés depuis le début de l’agriculture. Ces gens le pratiquent de la manière dont nous le pratiquions il y a 20 ou 30 milles ans.

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dimanche 19 août 2007

Sainte photosynthèse

La photosynthèse oxygénique est un phénomène massif à l'échelle planétaire. Elle est à l'origine de pratiquement toute la formation de la biomasse, ce qui représente le stockage annuel d'environ 2 x 1011 tonnes de carbone. En termes énergétiques elle correspond à la conversion d'énergie lumineuse en énergie chimique. La Terre reçoit chaque année environ 5,4 x 1024 joules (J) d'énergie solaire lumineuse, dont 1,5 x 1024 J de rayonnement actif sur le plan photosynthétique atteint la surface terrestre, ce qui donne lieu à la formation d'environ 4 x 1021 J d'énergie chimique sous forme de biomasse. Il est intéressant de comparer la consommation annuelle d'énergie, par l'ensemble des êtres humains habitant la planète, qui est de 4,3 x 1020 J.

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jeudi 9 août 2007

La solution Stirling de Dean Kamen

Traduction de l'article de Todd Woody (2 août 2007), Dean Kamen's Stirling Solution, green wombat.

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Dans un monde de cadres à la Stepford[1] qui ne dévient jamais de la ligne du parti de l’entreprise, il y a quelque chose de rafraichissant dans un entrepreneur prêt à prendre une gamelle –au sens propre du terme- pour sa dernière innovation. Dans le cas du super-inventeur Dean Kamen, cela signifie fracasser son scooter hybride Stirling électrique devant Green Wombat et un photographe. En juin, Green Wombat est allé visiter Westwind, la propriété de Kamen près de Manchester dans le New Hampshire, pour parler avec l’inventeur du Segway de son projet d’installer un moteur Stirling dans une voiture électrique fabriqué par Think en Norvège. (Voir « Have You Driven a Fjord Lately? »[2] dans le numéro d’août de Business 2.0.)

Notes

[1] en référence au film The Stepford Wives (2004)

[2] Avez-vous conduit une Fjiord récemment ?

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mardi 7 août 2007

Écodesign, écolabels et l’environnement : comment l’Europe est en train de redesigner notre empreinte environnementale sur la terre

Traduction de l'article de Niti Bhan (1er août 2007), Ecodesign, Ecolabels and the Environment: How Europe is redesigning our footprint on earth, publié par core77.com.

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Qu’ont en commun des haricots verts frais coupés et des téléviseurs à écrans plats haute définition ? Et qu’est-ce-que cela a à voir avec le design ? En Europe, les deux sont considérés comme des produits de consommation dont le traitement, de la matière première jusqu’aux vitrines des magasins requiert de l’énergie – émettant des gaz à effet de serre qui peuvent avoir un effet négatif sur l’environnement – et sont considérés comme ayant une « empreinte carbone.» Dit autrement, ce sont des produits d’un écosystème industriel global plus large.

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vendredi 3 août 2007

Notes design du terrain : Choisir les bons plastiques

Traduction de l'article de Jeremy Faludi (21 novembre 2006), Design Notes From The Field: Choosing Good Plastics, worldchanging.com.

Un de mes jobs ces jours-ci est d’être le consultant en design vert pour une petite start-up qui fabrique un appareil électronique grand public. Ce faisant, j’ai fait des recherches sur un paquet de trucs, et je me suis dit que ce serait sympa de partager un peu de ce savoir avec d’autres. (Et si vous en savez plus que moi sur le sujet, je serais heureux de le lire dans les commentaires !) Ce billet est donc le premier d’une petite série sur la manière de concevoir des produits plus verts -pas des concepts de labo de recherche, mais des choses que n’importe quelle société peut faire aujourd’hui. Ca parle de choisir les bons plastiques.

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samedi 28 juillet 2007

La bonne nouvelle est celle de l'abondance

Je pense qu’en tant que designers nous comprenons que le design est un signal d’intention, mais il doit également s’opérer au sein même d’un monde, et nous devons comprendre ce monde afin d’imprégner nos designs d'une intelligence intrinsèque ; lorsque nous repensons le contexte fondamental dans lequel nous concevons, d’une certaine manière nous avons besoin de retourner aux conditions primordiales pour comprendre le système opératoire et le cadre de la planète, et je pense que ce qu’il y a de passionnant dans cela, c’est la bonne nouvelle qu’il y a là, parce que la bonne nouvelle est celle de l’abondance et pas celle des limites et je pense qu’au moment où notre culture se torture avec des tyrannies et des inquiétudes de limites et des peurs, nous pouvons avoir cette autre dimension d’abondance qui est cohérente, conduite par le soleil et commencer à imaginer comment ce serait de partager.

C'est par cette longue phrase que William McDonough entame son exposé lors des Conférences TED en février 2005. William McDonough y explique qu'un monde de limites n'est pas viable, et qu'au contraire c'est à un monde d'abondance auquel il nous faut contriuer, à l'image de celui qui s'est développé à la surface du globe.

C'est en anglais et ça dure un vingtaine de minutes.

vendredi 27 juillet 2007

Cultiver le design

Le sol est une matière vivante, plus complexe encore que l’eau ou l’atmosphère, milieux relativement simples. Le sol ne représente pas un volume important sur notre planète, mais il est extraordinaire. Il ne mesure que 30 centimètres d’épaisseur en moyenne, mais il héberge 80 % de la biomasse vivante du globe. Il pèse 50 000 fois plus lourd que tout ce qui vit à la surface de la terre. C’est le seul milieu qui provienne de la fusion du monde minéral des roches-mères et du monde organique issu de la vie à la surface de la terre. Il n’y a que la planète Terre qui possède ce milieu, qui abrite plus d’êtres vivants que sur tout le reste de sa surface ! Cela ne se voit pas. À l’échelle planétaire, il existe 2 500 espèces de vers de terre et ils pèsent aussi lourd que tous les autres animaux du monde. Les Anciens ont eu raison d’appeler notre planète « Terre ». Il n’y a qu’une seule planète ayant un sol, c’est la nôtre. C’est un milieu tout à fait exceptionnel, le plus riche de notre planète.[1]

Et alors ?
Pour concevoir des objets qui puissent être biodégradés, compostés pour tout ou partie en fin de vie, il faut connaitre les mécanismes qui rendent ce retour à l’écosystème possible. Il faut prendre conscience du rôle de la faune du sol et comprendre la différentes étapes du processus de décomposition. Claude Bourguignon dit que les agriculteurs doivent "décompacter leur cerveau", les designers doivent déformater le leur.

Claude Bourguignon est microbiologiste des sols. Il a donné une conférence[2] intitulée "Vers de nouvelles techniques d’assolement, et de semis direct." Le titre peut laisser penser que son propos ne s'adresse qu'aux agriculteurs, mais la richesse de sa présentation l'élargit à biens d'autres sujets et sa qualité la rend accessible à tous.

En passant vous comprendrez pourquoi les tomates n'ont plus de goût, pourquoi les céréales du petit déjeuner viennent de l'autre bout du monde, pourquoi l'ADN les hommes est deux fois plus court celui des plantes, comment les agriculteurs peuvent participer à la réduction des émission de CO2, d'où vient le pétrole et comment semer des patates sans se fatiguer.

Installez-vous confortablement, ça dure deux heures.

Notes

[1] extrait de Lydia et Claude Bourguignon (14 décembre 2002), La terre est la seule planète qui…, Newsletter ABCD Presse.
[2] le 17 mars 2007, au 2ème Cycle de Conférences André Dupuy, à l'occasion du Comice Agricole de Fleurs.

mercredi 25 juillet 2007

Où sont les superstars du design vert ?

Traduction de l'article de Jeremy Faludi (12 avril 2007), Where Are The Superstar Green Designers?, worldchanging.com.

Pourquoi n’y a-t-il pas de designers produit verts célèbres ? L’architecture a son William McDonough et son Shigeru Bans, qui a le design produit ?

Personne ? (Vraiment, je vous encourage à essayer d’en nommer quelques-uns dans les commentaires. J’aimerai qu’on me prouve que j’ai tort.) Franco Lodato est un designer renommé qui fait de la biomimétique, mais il n’est pas particulièrement vert. Michael Braungart est l’une des personnes les plus vertes dans le design produit, mais c’est un chimiste. McDonough a aussi fait beaucoup avec Braungart pour suggérer des directives comme Cradle to Cradle, mais il est tout de même architecte, il ne designe pas de produits. Buckminster Fuller aurait pu être appelé designer vert pour son véhicule Dymaxion, et sa cuisine, et autres, mais il était plus technologue que designer, et de toute façon il n’est plus parmi nous. Amory Lovins, Gunter Pauli, et d’autres grands noms ont aidé les compagnies à verdir leurs lignes de production, mais ils ont fait peu, si ce n’est pas, de design.

Alors pourquoi n’y a-t-il pas de designers produit verts ?

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mardi 24 juillet 2007

Designer la détérioration

Traduction de l'article de Khoi Vinh (16 juillet 2007), Designed Deterioration, subtraction.com.
[via core77]

Si vous vous achetez un bagage de grande qualité de chez Rimowa - et j'en ai rêvé, mais je n'ai jamais été capable de justifier l'exorbitante dépense - vous vous retrouvez avec un objet structurellement et esthétiquement parfait qui va être passé à tabac.

Vous savez comment les compagnies aériennes et les bagagistes peuvent être; les caprices du voyage peuvent être très durs pour les bagages de toutes sortes, incluant les valises en aluminium à mille dollars.

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samedi 21 juillet 2007

Chimie verte : changer une industrie

Traduction de l'article de Jeremy Faludi (12 avril 2007), Green Chemistry: Changing An Industry, worldchanging.com.

Vous ne pouvez pas faire de design vert sans matériaux verts, et les innovations en terme de matériaux ont tendance à venir des chimistes. Les chimistes produisent ausi beaucoup de produits à part entière : peintures, adhésifs, produits nettoyants, des industries complètes. Alors que font les chimistes pour sauver le monde?

Il y a actuellement un chimiste vert célèbre dans le monde : Michael Braungart (fondateur d'EPEA, co-fondateur de McDonough Braungart Design Chemistry et co-auteur de Cradle to Cradle). Le monde en a besoin d'une centaine de plus.

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vendredi 20 juillet 2007

Premier billet

Je suis le premier billet. Modifiez moi.

Si je veux.

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