Les défis sont nombreux, tout est à revoir. De notre usage de l’eau, à nos pratiques énergétiques en passant par notre accoutumance au jetable, les ajustements auxquels nous allons devoir consentir semblent à certains, rétrogrades, impensables... Ils devront être désirables. C’est pourquoi la moindre de nos pratiques quotidiennes est un sujet potentiel d’étude. Les moindres de nos gestes représentent un véritable gisement de projets qui n’attendent que les designers pour les amener au monde.
C’est une question de tactique, la société civile ne répond pas bien du tout à la réprimande morale. Il y a des petits groupes minoritaires ici et là qui sont parfaitement conscients que c’est immoral de mettre en danger les vies des générations à venir en consommant massivement aujourd’hui : les Amish, les gens pratiquant une simplicité volontaire, les ashrams de Gandhi etc. Ce public –les volontaristes plein d’entrain- ne sont pas le problème. Mais ils ne sont pas non-plus la solution, car la plupart des êtres humains ne seront pas volontaires pour vivre comme eux. Les gens ne peuvent pas non-plus être forcés à vivre de cette manière par le biais d’une ordonnance légale, car ceux qui sont aux commandes des ressources énergétiques de la société joueront et neutraliseront n’importe quel système légal de régulation […]



