
Vu cette semaine dans le métro parisien: l'appel à éteindre la lumière, bien visible sur
son paneau d'affichage lumineux.
Cohérence, quand tu nous tiens...
Allez, moi aussi j'éteins.
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samedi 28 mars 2009
Par David L'Hôte le samedi 28 mars 2009, 21:00

Vu cette semaine dans le métro parisien: l'appel à éteindre la lumière, bien visible sur
son paneau d'affichage lumineux.
Cohérence, quand tu nous tiens...
Allez, moi aussi j'éteins.
mardi 6 janvier 2009
Par David L'Hôte le mardi 6 janvier 2009, 18:57
Traduction de l’article d'Adele Peters (19 décembre 2008), Design Roundup: Designing Products for Sustainable Use, worldchanging.com, avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Quand quelqu'un mentionne « le design de produit durable », ce qui vient en premier à l'esprit sont les produits qui sont fabriqués avec des matières renouvelables, ou des matériaux qui peuvent être utilisés dans une boucle technique fermée. De toutes les étapes du cycle de vie d'un produit - l'extraction de ressources, la fabrication, la distribution, l'utilisation et la mise au rebut - le commencement et la fin du processus reçoivent souvent une attention disproportionnée de la part des designers. Prenez, par exemple, la pléthore d'objets en bambou disponibles dans la plupart des boutiques vertes. Des matières conventionnelles ont été remplacées par de meilleures alternatives, mais la manière dont les consommateurs utilisent ces produits reste en grande partie inchangée.
vendredi 31 octobre 2008
Par David L'Hôte le vendredi 31 octobre 2008, 11:34
mercredi 28 mai 2008
Par David L'Hôte le mercredi 28 mai 2008, 09:46
Extrait traduit de DesignTalks Whitepaper 02: Design and
sustainability, design-talks.com.
[via neomansland]
Analyser chaque élément du cycle de vie du produit de cette manière peut donner l’impression que le design actuel n’est qu’une petite partie du panorama vert. Mais comme 80 pour cent de tous les impacts environnementaux liés aux produits sont déterminés par le design produit [source : Agence Fédérale Allemande de l’Environnement], il est en fait vital de bien s’y prendre.
Pour des organisations telles que le CfsD[1], cela signifie d’améliorer la base même de l’enseignement du design, à la fois parmi les étudiants et parmi ceux qui travaillent déjà dans l’industrie, et il y a une nette frustration parmi les leaders de la viabilité parce que plus pourrait être fait. « Il est capital que les designers soient amenés à appliquer le mode de pensée viable, et aujourd’hui cette mise en pratique est inégale au cours du cursus global de design, » dit Charter. « Au Royaume Unis, les organisations liées au design doivent prendre une position engagée et stratégique sur la viabilité.»
Beatrice Otto, du World Business Council for Sustainable Development, pense qu’il devrait y avoir une compréhension plus claire de la viabilité en termes d’économie et de responsabilité sociale, tout comme en termes de performance environnementale, et que les designers doivent être avertis de jongler précautionneusement avec ces trois aspects ( souvent appelés le triple résultat, ou gens, planète, profit), afin de créer des produits véritablement viables.
Le triple résultat encourage une approche plus holistique du processus design et de ses conséquences, prenant en compte le produits dans un contexte plus large que simplement s’ils remplissent une fonction et s’ils sont beaux. « Le design viable, c’est avant tout designer des problèmes en dehors du système, plutôt que de les résoudre après qu’ils aient été créés », dit Otto. « Faire cela implique de penser le contexte –social, environnemental et économique- du produit, et de prendre en considération le contexte global dans lequel vous opérez. »*
[1] The Centre for Sustainable Design
* Beatrice Otto, The Essentials of sustainability and sustainable
design
lundi 19 mai 2008
Par David L'Hôte le lundi 19 mai 2008, 09:43
Traduction de l’article
de Carl Alviani (12 mai 2008),
Want to Save the World? Just
Ask.,
coroflot.com, avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Une agréable surprise attendait dans ma boite mail la semaine dernière.
En correspondant avec un fabricant, avec lequel je travaillais en freelance sur un projet à long terme, la question du transport du produit est apparue; comme cela avait été déjà deux fois le cas précédemment, il m’était demandé de calculer les dimensions des caisses de transport pour différents éléments d’une grande sculpture difficile à manipuler, j’ai répondu sous la forme d’une liste de chiffres, bien rembourrées (comme cela m’avait été demandé) pour être certain que les composants fragiles soient entourés par assez de matériaux d’emballage. Cependant, à la différence des fois précédentes, le fabricant répondit avec une demande simple :
« Comment pourrions-nous « verdir » cette stratégie de mise en caisse ? »
Bien sûr, j’étais ravi et répondais que c’était chose facile. De nombreuses suggestions sur la manière de faire exactement cela m’étaient venues à l’esprit pendant les mois que j’avais passés sur le projet, certaine plus faisables que les autres, donc tout ce qu’il me restait à faire était de choisir la plus plausible et de l’exposer au fabricant et au client. Un truc assez simple, qui impliquait de fabriquer les caisses en série, dont quelques petites supplémentaires en premier, afin que ceux qui effectuent la mise en caisse puissent dévier de la liste de mise en caisse si ils sentaient qu’ils pouvaient s’en sortir avec une de taille plus petite. Les économies de matériaux d’emballage, consécutives à cette suggestion et à d’autres qui résultèrent de discussions avec le fabricant, dépassent les 30%.
La solution est en cours de mise œuvre, et ça marchera, et ça n’est pas compliqué, ce qui m’amène à cette question : Pourquoi ne l’ai-je pas suggérée en premier ?
mardi 15 avril 2008
Par David L'Hôte le mardi 15 avril 2008, 17:10

mardi 8 avril 2008
Par David L'Hôte le mardi 8 avril 2008, 08:36
mardi 5 février 2008
Par David L'Hôte le mardi 5 février 2008, 16:04
A propos de l'ouvrage de Jared Diamond, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Gallimard, Paris, 2006. (lien amazon)
Biogéographe renommé, professeur de sciences de l’environnement à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), Jared Diamond est un scientifique et un militant écologiste de premier plan, membre de la direction du World Wild Fund (WWF). Dans Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survieJ'ai posé en ouverture qu'entre le monde d'hier et celui d'aujourd'hui, il existe de grandes différences : la population est plus importante et la technologie plus destructrice aujourd'hui, et l'interconnexion actuelle fait peser le risque d'effondrement global plutôt que local. Faut-il y voir des raisons d'être pessimistes ? Si les habitants de l'île de Pacques ne purent résoudre leur problèmes locaux dans le passé, comment le monde contemporain pourrait-il espérer résoudre ses problèmes globaux ?
Pourtant un optimisme prudent est de mise. Si nous n'accomplissons pas un effort déterminé pour résoudre nos problèmes et si nous n'y réussissons pas, dans quelques décennies, le monde dans son ensemble verra au mieux son niveau de vie décliner. C'est pourquoi j'ai décidé à ce stade de ma vie, à convaincre mes contemporains que nos problèmes doivent être pris au sérieux. J'entrevois cependant des raisons d'espérer.
lundi 14 janvier 2008
Par David L'Hôte le lundi 14 janvier 2008, 23:58
A propos du film de Saul and Elaine Bass (1980), The Solar Film, présenté par
DAS FilmFest.
[via Ecolect]
Le soleil nous a donné un monde
Il peut nous donner un futurTout le monde est d’accord. L’énergie solaire est bonne.
Mais c’est la dernière à recevoir l’argent de la recherche et développement.Vous pouvez changer cela.
L’énergie solaire pourrait contribuer massivement à nos besoins énergétiques d’ici 1985.Qu’attendons-nous.
Ces quelques lignes écrites à la fin des années 70 concluent les 9 minutes 30 de The Solar Film de Saul and Elaine Bass, produit par Robert Redford, il y a bientôt 30 ans.
A voir après la courte introduction de Eames Demetrios qui diffuse une bonne sélection de films court via son site DASFilmFest.com (DAS pour Design, Architecture, and Sustainability.)
A voir aussi la visite de la maison Dymaxion de Buckminster Fuller.
vendredi 14 décembre 2007
Par David L'Hôte le vendredi 14 décembre 2007, 20:55
Il y a 47 vidéos au bout de cet article. Plongez.Dans son introduction de With Speed and Violence, l’auteur Fred Pearce cite un climatologue qui lui a dit tranquillement : « Si nous avons raison, des périodes vraiment sinistres nous attendent. » Si vous vous rappelez, mon objectif avec ce projet vidéo n’est pas de vous convaincre de croire à de telles prédictions, mais simplement de poser la question : pourquoi prendre le risque ? Quel intérêt y a-t-il à ignorer de tels avertissements de la part de tant de gens intelligents, expérimentés et crédibles dans le domaine ?
Il y a dix ans, avant que j’étudie les détails du changement climatique global, je le considérais comme les autres causes environnementales. Mais après avoir étudié les mécaniques spécifiques, les signes, et l’ampleur du sujet, les choses changèrent. De façon spectaculaire. Je me souviens distinctement de cet après-midi, et de la terrible et grandissante sensation de « Oh, mon Dieu,» lorsque l’envergure et la portée mêmes de la menace se révélèrent et prirent sens. A cette époque j’avais déjà pas mal étudié la physique et la chimie, et cet après-midi là, à la conférence de chimie de ce professeur, les pièces du puzzle s’assemblèrent dans un sentiment fracassant de respect et de crainte. Ca m’a transformé.
Comme je l’ai dit précédemment, je vis dans le Pacific Northwest, et j’aime randonner dans les forêts anciennes. Je suis littéralement amoureux des arbres. Je trippe en touchant ces énormes choses vivantes et en imaginant qu’elles étaient là, exactement au même endroit, déjà vieilles, quand a été signée la Déclaration d’Indépendance, ou quand les pèlerins débarquèrent, ou même avant que les chevaux n’arrivent sur le continent. C’est simplement foutrement incroyable!
Mais aujourd’hui, quand je vois des coupes claires, je pense « Parfait ! Séquestration de carbone ! Plantons d’autres arbres, pour qu’on puisse les abattre eux aussi ! » Quand une organisation caritative demande de l’argent, je demande « Qu’est-ce que ça fera pour réduire les émissions de carbone ? » Je suis même un partisan de l’énergie nucléaire maintenant –le gaspillage le plus imprudent, irresponsable et inconséquent de tous les temps –mais c’est sans carbone. Je sais, on croirait entendre un fanatique, mais c’est un truc complètement pragmatique pour moi.
lundi 10 décembre 2007
Par David L'Hôte le lundi 10 décembre 2007, 12:22
Depuis leur extraction, en passant par leur vente, leur usage et leur destruction, toutes les choses de nos vies affectent les communautés d'ici et d'ailleurs, pourtant cela demeure en grande partie caché. En 20 minutes, l'Histoire des Choses porte un regard rythmé et plein d'infos sur les dessous de nos modèles de production et de consommation. L'Histoire des Choses met à jour les liens entre de très nombreux problèmes environnementaux et sociaux, et nous appelle à créer un monde plus viable et plus juste. L'Histoire des Choses vous apprendra quelque chose, vous fera rire, et changera peut-être pour toujours votre manière de voir les choses de votre vie.[1]
Si vous n'avez que 5 minutes, allez directement au cinquième chapitre consacré à la
consommation. Quel est le but de la publicité, si ce n'est de nous
désenchanter de ce que nous possédons déjà
. Petit rappel à quelques jours
de Noël.
Story of Stuff est écrit et présenté par Annie Leonard, produit par Free Range Studios et financé par The Sustainability Funders et par la Tides Foundation. C'est en anglais.
[1] Traduit de storyofstuff.com.
mercredi 17 octobre 2007
Par David L'Hôte le mercredi 17 octobre 2007, 07:54
A propos de l’article d’Alister Doyle (6 septembre 2007), Norway says cars neither "green" nor "clean", reuters.com.
« Les voitures ne peuvent rien faire de bon pour l’environnement, si ce n’est pour certaines, l’endommager un peu moins que les autres. »
Aussi, depuis le 15 octobre, la règlementation norvégienne
en matière de publicité pour les automobiles prohibe l’usage des qualificatifs
« vert », « propre », « protège
l’environnement », « voiture écologique », « naturel », etc.
Et les constructeurs contrevenants s’exposent à des amendes.
lundi 15 octobre 2007
Par David L'Hôte le lundi 15 octobre 2007, 17:23
Extrait traduit de l’article d’Elizabeth Woyke et de Maha Atal (4 octobre 2007), The Talent Hunt : Design programs are shaping a new generation of creative managers, businessweek.com.
Le « développement durable » est sur les lèvres de pratiquement tous les cadres dirigeants alors qu’ils tentent d’atteindre la neutralité carbone de la production et de la distribution de leurs produits et services. Cela signifie repenser les matériaux, la fabrication, la distribution, et leur consommation énergétique.
C’est vrai, il semble qu’il y ait beaucoup de « greenwashing », des entreprises qui achètent des crédits d’émissions de carbone discutables pour établir des références qui leur permettent de se proclamer vertes, alors qu’elles font voyager leurs dirigeants en jets privés pour se rendre à des conférences et qu’elles payent les gens pour qu’ils n’abattent pas les arbres.
Pourtant les entreprises ressentent une véritable pression de Wall Street pour qu’elles réduisent leur impact environnemental, des consommateurs européens qui réclament des produits qui respectent la planète et des jeunes recrues qui prennent les problèmes environnementaux au sérieux. De plus en plus, les PDG eux-mêmes voient le développement durable trouver sa place dans les stratégies d’expansion de marché et de croissance. Alors ils se précipitent à la recherche de designers, de managers et de stratèges qui s’y connaissent en éco-conception de produits et en mise en place de méthodes.
mardi 2 octobre 2007
Par David L'Hôte le mardi 2 octobre 2007, 09:55
L'édition française de WorldChanging dirigé par Alex Stefen est
enfin disponible sous le titre
Changer le monde : Un guide pour le citoyen du XXIe siècle aux Editions La
Martinière. (lien amazon)
Cet ouvrage est une référence pour celles et ceux qui cherchent à mieux
comprendre notre monde et les défis à relever pour assurer notre
perpétuation.
L'ouvrage n'apporte pas toutes les réponses, mais il aborde tous les sujets,
objets, abris, villes, communautés, business, politique, planète, et propose de
nombreuses références et pistes à ceux et celles qui souhaitent pousser plus
loin l'exploration et passer à l'action.
Simplement essentiel.
Ce commentaire est basé sur l'édition en anglais,
Worldchanging: A User's Guide for the 21st Century, New York, Abrams parue
en 2006.
Visiter aussi worldchanging.com
Par David L'Hôte le mardi 2 octobre 2007, 07:06
L’approche de William McDonough et Michael Braungart a ceci de particulier qu’elle conjugue les connaissances d’un architecte et d’un chimiste. L’origine, la nature et le devenir de matériaux que les designers devront mettre en œuvre sont au cœur d’une nouvelle pratique. Ces matériaux impliquent d’autres modes de transformation, d’autres contraintes et d’autres possibilités. C’est un changement radical de la manière de concevoir et c’est tout un univers de recherches et de découvertes qui se dessine et qui implique de notre part curiosité et rigueur.
En essayant de créer ce changement, les designers peuvent passer beaucoup de temps à tergiverser à propos de détails techniques qui sont souvent hors de leur compétence, et ce faisant ils faillissent à jouer à leur meilleur niveau. La libération du design viable signifiera de changer la façon de dont nous composons et concevons notre monde matériel, élément par élément. Les designers sont peut être capables d’apporter des solutions aux défis complexes que les humains créent, cependant, ils ne peuvent à eux seuls solutionner le problème du design écologique.[1]
Ces dernières années ont vu le métier du designer devenir plus conceptuel :
créateur de nouveaux scenarios, de nouveaux usages, d’innovations. Cette
évolution peut être expliquée par nécessité de compenser la saturation des
marchés, la satisfaction des besoins de base, et la disponibilité de
technologies toujours nouvelles.
En quelque sorte, le design s’est retrouvé à devoir justifier de sa
nécessité. Né de l’industrie, le design tente d’arracher la tutelle de son
parent malade, ce qui se traduit par la « fuite en amont » des designers.
Ce faisant les designers se sont un peu détachés de « l’intelligence
matérielle.» Ils ont perdu l’intimité avec les matériaux, la conception, les
techniques de fabrication et d’assemblage.
Pourtant le défi de notre maintien sur la planète semble appeler les designers
à revenir au fondement du design. Cela ne signifie pas qu’il faille abandonner
les enseignements de la « phase conceptuelle » : scénarisation, réflexions sur
les usages et innovation ont un rôle capital à jouer, mais sur un autre
terrain, avec de nouvelles règles.
Extrait traduit d'Alex Stefen (2006),
Worldchanging: A User's Guide for the 21st Century, New York, Abrams ou en
français
Changer le monde : Un guide pour le citoyen du XXIe siècle, Paris, Editions
de la Martinière. (liens amazon)
[1] Dawn Danby, p.85.
mardi 25 septembre 2007
Par David L'Hôte le mardi 25 septembre 2007, 09:18
Traduction de l'article de Jeremy Faludi (2 janvier 2007), Design Notes From the Field: Metal Cases, worldchanging.com.
Comme je l’ai mentionné dans un article précédent[1], j’ai fait un peu de conseil et de recherche en design produit vert pour une start-up qui fabrique un appareil électronique grand-public. Cet article compare l’impact de l’aluminium avec celui de deux autres métaux et celui du plastique, et traite des choix pour le revêtement/la finition du métal.
Métal vs plastique
L’entreprise voulait au départ que le boitier soit réalisé en injection plastique, et voulait connaitre la manière la plus verte de le faire, dans le cadre de leurs contraintes. Cependant, à un moment, ils décidèrent (de nouveau en raison d’autres contraintes, non environnementales) de réaliser le boitier principalement en aluminium, avec des petites pièces plastiques pour fermer les extrémités et comme fenêtre, un peu comme un iPod Nano.
[1] cet autre article a également fait l'objet d'une traduction : Notes design du terrain : Choisir les bons plastiques.
lundi 17 septembre 2007
Par David L'Hôte le lundi 17 septembre 2007, 10:28

L'Amérique n'est pas seulement un pays d'industrie et de commerce, c'est aussi un pays de consommation et de déchets, produisant entre 12 et 14 millions de tonnes de déchets chaque années. La majorité de nos déchets est constituée de matière organique composée de résidus de nourriture, de feuillages municipaux, de matériaux de jardins, de résidus agricoles et des excréments des humains et des animaux d'élevage, qui devraient tous être rendu à la terre dont ils sont issus. Ces matières organiques ont beaucoup de valeur d'un point de vue agricole, chose bien connue parmi les jardiniers et les agriculteurs biologiques.
Par David L'Hôte le lundi 17 septembre 2007, 00:20
A propos de l'ouvrage de William McDonough et Michael Braungart, Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things (lien amazon) :
Le développement durable vise à satisfaire les besoin de développement des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.[1]
Peut être voulons-nous que nos objets vivent pour toujours, mais que veulent les générations futures ? Qu’en est-il de leur droit à la poursuite de la vie, de la liberté, et du bonheur, à une célébration de leur propre abondance de nutriments, de matériaux, de délices ?[2]
Si les humains vont vraiment prospérer, nous allons avoir à apprendre à imiter le système hautement efficace de « berceau à berceau » de la nature, de flux de nutriments et de métabolisme, dans lequel le concept même de déchet n’existe pas. Éliminer le concept même de déchet signifie de concevoir les choses –produits, packaging, et systèmes- étant entendu dès le départ que le déchet n’existe pas. Cela signifie que les précieux nutriments contenus dans les matériaux déterminent le design : la forme suit l’évolution, pas seulement la fonction. Nous pensons que c’est une perspective plus robuste que la manière actuelle de faire les choses.[3]

[1] Commission mondiale
sur l’environnement et le développement (1987), Rapport Bruntland, Notre avenir à tous, Montréal, Fleuve.
Extraits traduits de William McDonough, Michael Braungart (2002),
Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things, New York, Norh Point
Press. (lien amazon)
[2] p.114,
[3] pp.103-104.
vendredi 14 septembre 2007
Par David L'Hôte le vendredi 14 septembre 2007, 00:51
Traduction de l'article de Peter Hall (18 avril 2007), Teaching the Bigger
Picture, publié par metropolismag.com.
[via Doors of
Perception]
Les écoles de design doivent réorienter leurs priorités, de la forme des objets vers la compréhension des systèmes qui les produisent.
Fin 2005 j’ai donné une petite conférence à l’Art Center College of Design sur la cartographie heuristique en tant que moyen de réunir les disciplines du design - une toute petite conférence. C’était un moment passionnant à l’école : Bruce Sterling venait juste de terminer son année en tant que Visionnaire en Résidence et de publier son livre majeur Shaping Things, posant les défis du design pour une société viable à l’âge de l’information. Mais ma présentation était prévue le jour où les entreprises sponsors venaient voir ce que les étudiants avaient fait de tout cet argent de l’industrie, et les étudiants accrochaient des rendus et astiquaient des maquettes de manière frénétique pour les visiteurs. J’ai donc fait ma présentation à une foule de 5 personnes, dont l’une d’entre-elles a consciencieusement baillé du début à la fin.
samedi 8 septembre 2007
Par David L'Hôte le samedi 8 septembre 2007, 20:53

La maison du futur n'existe pas. Il existe aujourd'hui des habitations, et
elles sont aussi diverses que leurs habitants. Cette diversité est ancienne et
il n'y a pas de raison de croire que les habitations du futur seront moins
diverses. Comment aborder l'évolution de cette diversité sans la réduire à un
stéréotype futuriste ?
Une habitation est un système complexe qui se prête mal à la prévision.
Cependant, les abris que la Nature a mis notre disposition, puis ceux que nous
nous sommes bâti répondent à des besoins fondamentaux qui sont profondément
liés à notre condition d’êtres humains. Ainsi on peut dégager des
caractéristiques communes à toutes les habitations, sorte d’éléments invariants
dans l’espace et le temps. Déformater, définir ces caractéristiques
essentielles simplifie le « système habitation » et permet d’aborder
de façon rationnelle son évolution.
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