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mardi 15 avril 2008

Le Design est le Problème...

Traduction de la présentation de Nathan Shedroff (automne 2007), Design is the Problem..., avec l’aimable autorisation de l’auteur.

 
Le design constitue une partie importante des problèmes de viabilité dans le monde. Le design s’est concentré sur la création d’articles, (souvent) insignifiants, jetables (bien que ça ne soit pas de façon intentionnelle), et chargés de tendances éphémères -tous les designs. Le design graphique est particulièrement mauvais, quoique les matières papier au moins, aient un énorme potentiel pour remédier à ce problème.

Le Designer face au Vendeur de Voitures d’Occasion



Les designers sont pires que les vendeurs de voitures d’occasion (au moins les voitures d’occasion sont réutilisées).

On apprend (trop) aux designers à faire « du nouveau » quand ça n’est pas vraiment mieux ou quand « l’ancien » n’a pas besoin d’être remplacé. Nous sommes complaisants quand nos collègues du marketing et de l’ingénierie suggèrent ou insistent sur la mauvaise qualité plutôt que sur la longévité, sur les matériaux pas chers, ou sur la mauvaise usabilité (caractéristiques, processus, etc.). Non, nous ne sommes pas les seuls ou complètement responsables, mais nous sommes suffisamment responsables pour devoir changer.

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mardi 8 avril 2008

Rainpod

Commentaires, questions et réactions à propos du projet Rainpod :
Comments, questions and reactions about the Rainpod project :

TreeHugger.com,
io9.com : )
Enerzine.com.

mardi 5 février 2008

Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie

A propos de l'ouvrage de Jared Diamond, Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, Gallimard, Paris, 2006. (lien amazon)

Biogéographe renommé, professeur de sciences de l’environnement à l’université de Californie à Los Angeles (UCLA), Jared Diamond est un scientifique et un militant écologiste de premier plan, membre de la direction du World Wild Fund (WWF). Dans Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie (lien amazon), il met à jour les différents facteurs ayant joué un rôle majeur dans le déclin de certaines civilisations, mais aussi les décisions qui ont permis à certaines autres de se perdurer jusqu'à aujourd'hui. Dans les dernières pages de son livre, il rappelle le rôle prépondérant de nos valeurs, de nos croyances communes. Le design modèle un bon nombre des icônes qui nous entourent et il revient aujourd'hui aux designers de s'informer et de s'interroger, au delà de l'impact matériel, sur la viabilité du message que convoient leurs créations :

J'ai posé en ouverture qu'entre le monde d'hier et celui d'aujourd'hui, il existe de grandes différences : la population est plus importante et la technologie plus destructrice aujourd'hui, et l'interconnexion actuelle fait peser le risque d'effondrement global plutôt que local. Faut-il y voir des raisons d'être pessimistes ? Si les habitants de l'île de Pacques ne purent résoudre leur problèmes locaux dans le passé, comment le monde contemporain pourrait-il espérer résoudre ses problèmes globaux ?

Pourtant un optimisme prudent est de mise. Si nous n'accomplissons pas un effort déterminé pour résoudre nos problèmes et si nous n'y réussissons pas, dans quelques décennies, le monde dans son ensemble verra au mieux son niveau de vie décliner. C'est pourquoi j'ai décidé à ce stade de ma vie, à convaincre mes contemporains que nos problèmes doivent être pris au sérieux. J'entrevois cependant des raisons d'espérer.

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lundi 14 janvier 2008

The Solar Film

A propos du film de Saul and Elaine Bass (1980), The Solar Film, présenté par DAS FilmFest.
[via Ecolect]

Le soleil nous a donné un monde
Il peut nous donner un futur

Tout le monde est d’accord. L’énergie solaire est bonne.
Mais c’est la dernière à recevoir l’argent de la recherche et développement.

Vous pouvez changer cela.
L’énergie solaire pourrait contribuer massivement à nos besoins énergétiques d’ici 1985.

Qu’attendons-nous.

Ces quelques lignes écrites à la fin des années 70 concluent les 9 minutes 30 de The  Solar Film de Saul and Elaine Bass, produit par Robert Redford, il y a bientôt 30 ans.

A voir après la courte introduction de Eames Demetrios qui diffuse une bonne sélection de films court via son site DASFilmFest.com (DAS pour Design, Architecture, and Sustainability.)

A voir aussi la visite de la maison Dymaxion de Buckminster Fuller.

vendredi 14 décembre 2007

Pourquoi prendre le risque d'une déstabilisation climatique ?

Extrait traduit du script original de la vidéo de Greg Craven (12 octobre 2007), How It All Ends: Scare Tactics.

Dans son introduction de With Speed and Violence, l’auteur Fred Pearce cite un climatologue qui lui a dit tranquillement : « Si nous avons raison, des périodes vraiment sinistres nous attendent. » Si vous vous rappelez, mon objectif avec ce projet vidéo n’est pas de vous convaincre de croire à de telles prédictions, mais simplement de poser la question : pourquoi prendre le risque ? Quel intérêt y a-t-il à ignorer de tels avertissements de la part de tant de gens intelligents, expérimentés et crédibles dans le domaine ?

Il y a dix ans, avant que j’étudie les détails du changement  climatique global, je le considérais comme les autres causes environnementales. Mais après avoir étudié les mécaniques spécifiques, les signes, et l’ampleur du sujet, les choses changèrent. De façon spectaculaire. Je me souviens distinctement de cet après-midi, et de la terrible et grandissante sensation de « Oh, mon Dieu,» lorsque l’envergure et la portée mêmes de la menace se révélèrent et prirent sens. A cette époque j’avais déjà pas mal étudié la physique et la chimie, et cet après-midi là, à la conférence de chimie de ce professeur, les pièces du puzzle s’assemblèrent dans un sentiment fracassant de respect et de crainte. Ca m’a transformé.

Comme je l’ai dit précédemment, je vis dans le Pacific Northwest, et j’aime randonner dans les forêts anciennes. Je suis littéralement amoureux des arbres. Je trippe en touchant ces énormes choses vivantes et en imaginant qu’elles étaient là, exactement au même endroit, déjà vieilles, quand a été signée la Déclaration d’Indépendance, ou quand les pèlerins débarquèrent, ou même avant que les chevaux n’arrivent sur le continent. C’est simplement foutrement incroyable!

Mais aujourd’hui, quand je vois des coupes claires, je pense « Parfait ! Séquestration de carbone ! Plantons d’autres arbres, pour qu’on puisse les abattre eux aussi ! » Quand une organisation caritative demande de l’argent, je demande « Qu’est-ce que ça fera pour réduire les émissions de carbone ? » Je suis même un partisan de l’énergie nucléaire maintenant –le gaspillage le plus imprudent, irresponsable et inconséquent de tous les temps –mais c’est sans carbone. Je sais, on croirait entendre un fanatique, mais c’est un truc complètement pragmatique pour moi.

Il y a 47 vidéos au bout de cet article. Plongez.

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lundi 10 décembre 2007

L'Histoire des Choses

Depuis leur extraction, en passant par leur vente, leur usage et leur destruction, toutes les choses de nos vies affectent les communautés d'ici et d'ailleurs, pourtant cela demeure en grande partie caché. En 20 minutes, l'Histoire des Choses porte un regard rythmé et  plein d'infos sur les dessous de nos modèles de production et de consommation. L'Histoire des Choses met à jour les liens entre de très nombreux problèmes environnementaux et sociaux, et nous appelle à créer un monde plus viable et plus juste. L'Histoire des Choses vous apprendra quelque chose, vous fera rire, et changera peut-être pour toujours votre manière de voir les choses de votre vie.[1]

Si vous n'avez que 5 minutes, allez directement au cinquième chapitre consacré à la consommation. Quel est le but de la publicité, si ce n'est de nous désenchanter de ce que nous possédons déjà. Petit rappel à quelques jours de Noël.

Story of Stuff est écrit et présenté par Annie Leonard, produit par Free Range Studios et financé par  The Sustainability Funders et par la Tides Foundation. C'est en anglais.

Chapitre 1:Introduction

Notes

[1] Traduit de storyofstuff.com.

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mercredi 17 octobre 2007

En Norvège les voitures ne sont ni « vertes » ni « propres »

A propos de l’article d’Alister Doyle (6 septembre 2007), Norway says cars neither "green" nor "clean", reuters.com.

« Les voitures ne peuvent rien faire de bon pour l’environnement, si ce n’est pour certaines, l’endommager un peu moins que les autres. »

Aussi, depuis le 15 octobre, la règlementation norvégienne en matière de publicité pour les automobiles prohibe l’usage des qualificatifs  « vert », « propre », « protège l’environnement », « voiture écologique », « naturel », etc.

Et les constructeurs contrevenants s’exposent à des amendes.

lundi 15 octobre 2007

La chasse au talent : les cursus design forment une nouvelle génération de managers créatifs

Extrait traduit de l’article d’Elizabeth Woyke et de Maha Atal (4 octobre 2007), The Talent Hunt : Design programs are shaping a new generation of creative managers, businessweek.com.

Le « développement durable » est sur les lèvres de pratiquement tous les cadres dirigeants alors qu’ils tentent d’atteindre la neutralité carbone de la production et de la distribution de leurs produits et services. Cela signifie repenser les matériaux, la  fabrication, la distribution, et leur consommation énergétique.

C’est vrai, il semble qu’il y ait beaucoup de « greenwashing », des entreprises qui achètent des crédits d’émissions de carbone discutables pour établir des références qui leur permettent de se proclamer vertes, alors qu’elles font voyager leurs dirigeants en jets privés pour se rendre à des conférences et qu’elles payent les gens pour qu’ils n’abattent pas les arbres.

Pourtant les entreprises ressentent une véritable pression de Wall Street pour qu’elles réduisent leur impact environnemental, des consommateurs européens qui réclament des produits qui respectent la planète et des jeunes recrues qui prennent les problèmes environnementaux au sérieux. De plus en plus, les PDG eux-mêmes voient le développement durable trouver sa place dans les stratégies d’expansion de marché et de croissance.  Alors ils se précipitent à la recherche de designers, de managers et de stratèges qui s’y connaissent  en éco-conception de produits et en mise en place de méthodes.

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mardi 2 octobre 2007

WorldChanging enfin en français

L'édition française de WorldChanging dirigé par Alex Stefen est enfin disponible sous le titre Changer le monde : Un guide pour le citoyen du XXIe siècle aux Editions La Martinière. (lien amazon)
Cet ouvrage est une référence pour celles et ceux qui cherchent à mieux comprendre notre monde et les défis à relever pour assurer notre perpétuation.
L'ouvrage n'apporte pas toutes les réponses, mais il aborde tous les sujets, objets, abris, villes, communautés, business, politique, planète, et propose de nombreuses références et pistes à ceux et celles qui souhaitent pousser plus loin l'exploration et passer à l'action.

Simplement essentiel.

Ce commentaire est basé sur l'édition en anglais, Worldchanging: A User's Guide for the 21st Century, New York, Abrams parue en 2006.
Visiter aussi worldchanging.com

Redesigner le design

L’approche de William McDonough et Michael Braungart a ceci de particulier qu’elle conjugue les connaissances d’un architecte et d’un chimiste. L’origine, la nature et le devenir de matériaux que les designers devront mettre en œuvre sont au cœur d’une nouvelle pratique. Ces matériaux impliquent d’autres modes de transformation, d’autres contraintes et d’autres possibilités.  C’est un changement radical de la manière de concevoir et c’est tout un univers de recherches et de découvertes qui se dessine et qui implique de notre part curiosité et rigueur.

En essayant de créer ce changement, les designers peuvent passer beaucoup de temps à tergiverser à propos de détails techniques qui sont souvent hors de leur compétence, et ce faisant ils faillissent à jouer à leur meilleur niveau. La libération du design viable signifiera de changer la façon de dont nous composons et concevons notre monde matériel, élément par élément. Les designers sont peut être capables d’apporter des solutions aux défis complexes que les humains créent, cependant, ils ne peuvent à eux seuls solutionner le problème du design écologique.[1]

Ces dernières années ont vu le métier du designer devenir plus conceptuel : créateur de nouveaux scenarios, de nouveaux usages, d’innovations. Cette évolution peut être expliquée par nécessité de compenser la saturation des marchés, la satisfaction des besoins de base, et la disponibilité de technologies toujours nouvelles.
En quelque sorte,  le design s’est retrouvé à devoir justifier de sa nécessité. Né de l’industrie, le design tente d’arracher la tutelle de son parent malade, ce qui se traduit par la « fuite en amont » des designers.
Ce faisant les designers se sont un peu détachés de « l’intelligence matérielle.» Ils ont perdu l’intimité avec les matériaux, la conception, les techniques de fabrication et d’assemblage.
Pourtant le défi de notre maintien sur la planète semble appeler les designers à revenir au fondement du design. Cela ne signifie pas qu’il faille abandonner les enseignements de la « phase conceptuelle » : scénarisation, réflexions sur les usages et innovation ont un rôle capital à jouer, mais sur un autre terrain, avec de nouvelles règles.

Notes

Extrait traduit d'Alex Stefen (2006), Worldchanging: A User's Guide for the 21st Century, New York, Abrams ou en français Changer le monde : Un guide pour le citoyen du XXIe siècle, Paris, Editions de la Martinière. (liens amazon)
[1] Dawn Danby, p.85.

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mardi 25 septembre 2007

Notes design du terrain : Boitiers métaliques

Traduction de l'article de Jeremy Faludi (2 janvier 2007), Design Notes From the Field: Metal Cases, worldchanging.com.

Comme je l’ai mentionné dans un article précédent[1], j’ai fait un peu de conseil et de recherche en design produit vert pour une start-up qui fabrique un appareil électronique grand-public. Cet article compare l’impact de l’aluminium avec celui de deux autres métaux et celui du plastique, et traite des choix pour le revêtement/la finition du métal.

Métal vs plastique

L’entreprise voulait au départ que le boitier soit réalisé en injection plastique, et voulait connaitre la manière la plus verte de le faire, dans le cadre de leurs contraintes. Cependant, à un moment, ils décidèrent (de nouveau en raison d’autres contraintes, non environnementales) de réaliser le boitier principalement en aluminium, avec des petites pièces plastiques pour fermer les extrémités et comme fenêtre, un peu comme un iPod Nano.

Notes

[1] cet autre article a également fait l'objet d'une traduction : Notes design du terrain : Choisir les bons plastiques.

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lundi 17 septembre 2007

Le monde se divise en deux catégories : ceux qui chient dans leurs réserves d'eau potable et ceux qui ne le font pas.

Le titre de ce billet est tiré d'un ouvrage de 250 pages qui traite dans les moindres détails, de la difficulté d'aborder ce sujet, du compostage, des toilettes sèches, des systèmes d'assainissement des eaux grises etc, le tout illustré avec humour...un petit bijou, traduction d'un petit extrait :
Broken

L'Amérique n'est pas seulement un pays d'industrie et de commerce, c'est aussi un pays de consommation et de déchets, produisant entre 12 et 14 millions de tonnes de déchets chaque années. La majorité de nos déchets est constituée de matière organique composée de résidus de nourriture, de feuillages municipaux, de matériaux de jardins, de résidus agricoles et des excréments des humains et des animaux d'élevage, qui devraient tous être rendu à la terre dont ils sont issus. Ces matières organiques ont beaucoup de valeur d'un point de vue agricole, chose bien connue parmi les jardiniers et les agriculteurs biologiques.

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Le Cradle-to-Cradle illustré

A propos de l'ouvrage de William McDonough et Michael Braungart, Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things (lien amazon) :

Un nouveau paradigme

Respecter la liberté de choix des générations futures

Le développement durable vise à satisfaire les besoin de développement des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.[1]

Peut être voulons-nous que nos objets vivent pour toujours, mais que veulent les générations futures ? Qu’en est-il de leur droit à la poursuite de la vie, de la liberté, et du bonheur, à une célébration de leur propre abondance de nutriments, de matériaux, de délices ?[2]

La forme suit l’évolution, pas seulement la fonction

Si les humains vont vraiment prospérer, nous allons avoir à apprendre à imiter le système hautement efficace de « berceau à berceau » de la nature, de flux de nutriments et de métabolisme, dans lequel le concept même de déchet n’existe pas. Éliminer le concept même de déchet signifie de concevoir les choses –produits, packaging, et systèmes-  étant entendu dès le départ que le déchet n’existe pas. Cela signifie que les précieux nutriments contenus dans les matériaux déterminent le design : la forme suit l’évolution, pas seulement la fonction. Nous pensons que c’est une perspective plus robuste que la manière actuelle de faire les choses.[3]

Illustration du modèle Cradle-to-Cradle

Notes

[1] Commission mondiale sur l’environnement et le développement (1987), Rapport Bruntland, Notre avenir à tous, Montréal, Fleuve.
Extraits traduits de William McDonough, Michael Braungart (2002), Cradle to Cradle: Remaking the Way We Make Things, New York, Norh Point Press. (lien amazon)
[2] p.114,
[3] pp.103-104.

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vendredi 14 septembre 2007

Enseigner une vision d’ensemble plus large

Traduction de l'article de Peter Hall (18 avril 2007), Teaching the Bigger Picture, publié par metropolismag.com.
[via Doors of Perception]

Les écoles de design doivent réorienter leurs priorités, de la forme des objets vers la compréhension des systèmes qui les produisent.

Fin 2005 j’ai donné une petite conférence à l’Art Center College of Design sur la cartographie heuristique en tant que moyen de réunir les disciplines du design - une toute petite conférence. C’était un moment passionnant à l’école : Bruce Sterling venait juste de terminer son année en tant que Visionnaire en Résidence et de publier son livre majeur Shaping Things, posant les défis du design pour une société viable à l’âge de l’information.  Mais ma présentation était prévue le jour où les entreprises sponsors venaient voir ce que les étudiants avaient fait de tout cet argent de l’industrie, et les étudiants accrochaient des rendus et astiquaient des maquettes de manière frénétique pour les visiteurs. J’ai donc fait ma présentation à une foule de 5 personnes, dont l’une d’entre-elles a consciencieusement baillé du début à la fin.

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samedi 8 septembre 2007

La maison du futur ?

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La maison du futur n'existe pas. Il existe aujourd'hui des habitations, et elles sont aussi diverses que leurs habitants. Cette diversité est ancienne et il n'y a pas de raison de croire que les habitations du futur seront moins diverses. Comment aborder l'évolution de cette diversité sans la réduire à un stéréotype futuriste ?
Une habitation est un système complexe qui se prête mal à la prévision. Cependant, les abris que la Nature a mis notre disposition, puis ceux que nous nous sommes bâti répondent à des besoins fondamentaux qui sont profondément liés à notre condition d’êtres humains. Ainsi on peut dégager des caractéristiques communes à toutes les habitations, sorte d’éléments invariants dans l’espace et le temps. Déformater, définir ces caractéristiques essentielles simplifie le « système habitation » et permet d’aborder de façon rationnelle son évolution.

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vendredi 7 septembre 2007

Designers wanted

Les défis sont nombreux, tout est à revoir. De notre usage de l’eau, à nos pratiques énergétiques en passant par notre accoutumance au jetable, les ajustements auxquels nous allons devoir consentir semblent à certains, rétrogrades, impensables... Ils devront être désirables. C’est pourquoi la moindre de nos pratiques quotidiennes est un sujet potentiel d’étude. Les moindres de nos gestes représentent un véritable gisement de projets qui n’attendent que les designers pour les amener au monde.

C’est une question de tactique, la société civile ne répond pas bien du tout à la réprimande morale. Il y a des petits groupes minoritaires ici et là qui sont parfaitement conscients que c’est immoral de mettre en danger les vies des générations à venir en consommant massivement aujourd’hui : les Amish, les gens pratiquant une simplicité volontaire, les ashrams de Gandhi etc. Ce public –les volontaristes plein d’entrain- ne sont pas le problème. Mais ils ne sont pas non-plus la solution, car la plupart des êtres humains ne seront pas volontaires pour vivre comme eux. Les gens ne peuvent pas non-plus être forcés à vivre de cette manière par le biais d’une ordonnance légale, car ceux qui sont aux commandes des ressources énergétiques de la société joueront et neutraliseront n’importe quel système légal de régulation […]

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jeudi 6 septembre 2007

Nous parlons juste de rendre la viabilité plus facile, nous ne parlons pas de rendre viables des choses qui ne le sont pas.

Extrait traduit de l'interview de Vinay Gupta par Jacob Gordon (16 août 2007), The TH Interview: Vinay Gupta on Opensource Disaster Relief and Pod Ambiance, treehugger.

Cinquante pourcents de la population mondiale sont des agriculteurs biologiques. Ils sont agriculteurs biologiques parce qu’ils sont trop pauvres pour acheter des engrais ou des pesticides. C’est logique. Vous avez à faire à des gens qui vivent en grande partie de manière pré-technologique, et la plupart des problèmes environnementaux que nous avons sont le résultat d’une dépendance exagérée à des technologies énergivores.

Je ne suis pas en train de suggérer un truc du genre retour à la nature, mais il y a une véritable erreur que nous faisons au sein de la mouvance environnementale, en croyant que d’une manière ou d’une autre, nous allons automatiquement trouver un moyen de rendre viable le mode de vie du monde développé. Ca n’est pas nécessairement vrai. Il se peut que nous découvrions que nous ayons graduellement à abandonner une bonne partie de ces machins énergivores pour retourner à quelque chose bien plus proche de ce mode de vie rural, qui nous a accompagnés depuis le début de l’agriculture. Ces gens le pratiquent de la manière dont nous le pratiquions il y a 20 ou 30 milles ans.

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dimanche 19 août 2007

Sainte photosynthèse

La photosynthèse oxygénique est un phénomène massif à l'échelle planétaire. Elle est à l'origine de pratiquement toute la formation de la biomasse, ce qui représente le stockage annuel d'environ 2 x 1011 tonnes de carbone. En termes énergétiques elle correspond à la conversion d'énergie lumineuse en énergie chimique. La Terre reçoit chaque année environ 5,4 x 1024 joules (J) d'énergie solaire lumineuse, dont 1,5 x 1024 J de rayonnement actif sur le plan photosynthétique atteint la surface terrestre, ce qui donne lieu à la formation d'environ 4 x 1021 J d'énergie chimique sous forme de biomasse. Il est intéressant de comparer la consommation annuelle d'énergie, par l'ensemble des êtres humains habitant la planète, qui est de 4,3 x 1020 J.

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jeudi 9 août 2007

La solution Stirling de Dean Kamen

Traduction de l'article de Todd Woody (2 août 2007), Dean Kamen's Stirling Solution, green wombat.

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Dans un monde de cadres à la Stepford[1] qui ne dévient jamais de la ligne du parti de l’entreprise, il y a quelque chose de rafraichissant dans un entrepreneur prêt à prendre une gamelle –au sens propre du terme- pour sa dernière innovation. Dans le cas du super-inventeur Dean Kamen, cela signifie fracasser son scooter hybride Stirling électrique devant Green Wombat et un photographe. En juin, Green Wombat est allé visiter Westwind, la propriété de Kamen près de Manchester dans le New Hampshire, pour parler avec l’inventeur du Segway de son projet d’installer un moteur Stirling dans une voiture électrique fabriqué par Think en Norvège. (Voir « Have You Driven a Fjord Lately? »[2] dans le numéro d’août de Business 2.0.)

Notes

[1] en référence au film The Stepford Wives (2004)

[2] Avez-vous conduit une Fjiord récemment ?

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mardi 7 août 2007

Écodesign, écolabels et l’environnement : comment l’Europe est en train de redesigner notre empreinte environnementale sur la terre

Traduction de l'article de Niti Bhan (1er août 2007), Ecodesign, Ecolabels and the Environment: How Europe is redesigning our footprint on earth, publié par core77.com.

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Qu’ont en commun des haricots verts frais coupés et des téléviseurs à écrans plats haute définition ? Et qu’est-ce-que cela a à voir avec le design ? En Europe, les deux sont considérés comme des produits de consommation dont le traitement, de la matière première jusqu’aux vitrines des magasins requiert de l’énergie – émettant des gaz à effet de serre qui peuvent avoir un effet négatif sur l’environnement – et sont considérés comme ayant une « empreinte carbone.» Dit autrement, ce sont des produits d’un écosystème industriel global plus large.

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